Jolie fratrie // Adam, Anouk & Adèle

Soraya vient nous parler des prénoms de ses trois enfants, Adam, Anouk et Adèle. Trois jolis prénoms en « A » où transparaissent les origines polonaises et algériennes de la maman. Avec en prime de superbes références à la musique, la littérature et le cinéma. De jolies bouilles à retrouver sur Facebook et Instagram.

« Je me décide enfin à vous écrire et suis ravie de vous présenter mon triple A : Adam, Anouk et Adèle. Avec mon compagnon Jérémy (10 ans d’amour), nous avons créé notre petite tribu. Nous voulions vraiment une harmonie entre chaque prénom, une signification forte, des origines communes. Avec une référence à la musique, la littérature et/ou le cinéma. Je suis issue d’une famille mixte avec un papa d’origine Polonaise et une maman d’origine Algérienne, je voulais que mes enfants portent ces origines dans leurs prénoms. »

Adam, Amadeus, Roger (08 mai 2008)

« Adam s’est logé dans mon ventre en 2007, c’est un bébé surprise. Le prénom a été choisi par le papa Jérémy et ma maman. Sa signification est forte puisqu’il symbolise « l’humanité ». En hébreux, « fait de terre rouge ». Pour une fille, nous avions choisi Inès. Même si à l’époque, je rêvais d’une petite Constance. 

Il porte à merveille son prénom, mon fils est un « citoyen du monde ».

Ses deuxième et troisième prénoms sont des choix (indiscutables) de ma part : Amadeus en référence à Mozart le génie et au magnifique film de Milos Forman et Roger, le prénom de mon papa adoré. »

Anouk, Helena, Kheira (19 octobre 2013)

« Anouk est arrivée cinq ans après son frère, grosse peur de me remettre dans une nouvelle grossesse. D’où les cinq années d’écart. Celle d’Adam avait été très difficile avec un accouchement marquant. Tout le contraire pour cette fois-ci, je fus sereine même si le début de grossesse fut délicat. Intérieurement, je savais que ce serait une fille. 

Je voulais un prénom avec une jolie signification et en adéquation avec sa personnalité affirmée in utero…

Mon coup de cœur fut le prénom Anouk (ni Anne, ni Hanna ou autres…), c’était un choix irrévocable. Le papa a aimé de suite, à mon grand soulagement. Au moins, il a vite oublié Rachel son premier choix, euh non merci. Pour un garçon, nous avions choisi Ruben.

Dés que je l’ai vue, ce fut une évidence. Anouk signifie « la grâce » en hébreux et « née avec la lune » en inuit. Avec une référence à Anouk Aimée, Anouk Grinberg et Anouk Teeuwe. Elle a un sacré caractère ma Anouk, une âme d’artiste, elle n’aurait pu s’appeler autrement.

Ses deuxième et troisième prénoms sont ceux de ses arrières grand-mères : Helena ma grand-mère polonaise et Kheira (qui est décédée la même année) ma grand-mère algérienne. »

Adèle, Fatma, Marie (30 Août 2016) 

« Adèle est un bébé surprise comme son grand frère. Quelle jolie surprise ! J’ai annoncé cette grossesse au papa le 24 décembre 2015, il fut surpris et ému à la fois.

De nouveau, j’ignore si c’est l’instinct maternel, mais avec un début de grossesse encore plus difficile que pour sa grande sœur, je savais que ce serait une fille. Nous avons d’ailleurs su très tôt que ce serait une deuxième princesse pour notre plus grand bonheur. 

Au début, je l’appelais Joséphine, en référence à Joséphine March (Little Women). Véto catégorique du papa Jérémy et du grand frère Adam, ils n’aimaient pas du tout. 

Jérémy avait un coup de cœur pour le prénom Adèle, j’ai adoré. Après tout, j’avais eu un coup de cœur pour Anouk. Adèle signifie « noble » en germanique. Il lui sied à ravir. Un prénom raffiné pour un bébé plein de malice et joyeux. Avec une référence au grand Adèle H de Truffaut, Adele Schopenhauer (écrivaine allemande) et Adèle Haenel (actrice française douée).

Ses deuxième et troisième prénoms sont ceux de ses grand-mères : Fatma ma mère et référence à la Khamsa et Marie (tout comme la Vierge) la mère de Jérémy (deux prénoms qui la protégeront).

Comme une évidence, mon Triple A était là. Notre famille est au complet, nous sommes comblés. » 

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Victor & Juliette

Certains prénoms s’imposent à nous comme des évidences. Noémie vient nous raconter le choix des prénoms de ses enfants, Victor et Juliette, deux prénoms choisis de longue date. Deux prénoms qui avec leur « i » invitent à sourire quand on les prononce. Deux évidences.

Victor

« Commençons par notre petit garçon. Mon premier bébé. On revient de voyage de noces et voilà qu’un petit cadeau s’offre à nous. Nous avons gagné – je suis enceinte – victoire ! Un peu impressionnés car un tout petit peu plus rapide que prévu mais tellement heureux !

Rapidement on souhaite connaître le sexe du bébé, c’est un garçon alors on commence à chercher les prénoms. Depuis que nous nous sommes rencontrés mon mari et moi (j’avais 17 ans et lui 22 ans) on a toujours dit qu’on appellerait nos enfants Victor et Juliette (si nous avons un garçon et une fille !). On a toujours adoré ces prénoms. Mais là, il va falloir faire le vrai choix, celui d’une vie donc on met tout à plat et on fait chacun une liste. Il en ressort de mon côté Basile, Gaspard, Jules, Eliot et Victor. Pour mon mari Henri, Édouard, Arthur, Eliot et Victor. Il restait donc en pole position : Eliot et Victor. Mais en fait, au fond de nous, le choix était fait, on se voyait déjà avec notre petit Victor dans les bras.

Les faire-part ont quand même été édités avec les deux prénoms et je crois que cela a été le déclic final. Voir Victor écrit sur le faire-part qu’on avait réalisé était une évidence. Ce prénom nous plaisait beaucoup et nous convenait parfaitement, court, avec une belle signification, un petit peu rétro et en même temps intemporel, avec du caractère et facilement prononçable dans toutes les langues (ce critère est important pour nous puisque nos enfants ont une éducation bilingue – nous sommes belges, ils vont dans une école/crèche néerlandophone et on parle en français à la maison). Le seul petit bémol à nos yeux était qu’il était un peu trop répandu mais finalement ce n’était vraiment pas grave : notre bonhomme est le seul Victor dans son année à l’école (ouf ;-)) et ce critère n’a pas eu beaucoup de poids face aux autres.

Victor, notre petit Bibou comme on le surnomme, plein de fantaisie, très observateur, spontané, hyper souriant, qui adore parler, dessiner, jouer aux pirates et construire des maisons en duplo, est né le 18 juillet 2013. Je me souviens encore avoir vu les avions militaires dans le ciel au travers des fenêtres de ma chambre d’hôpital lors de la fête nationale belge, le 21 juillet – jour de la Saint Victor – un symbole. »

Juliette

« Deux ans après, je suis à nouveau enceinte. On est ravi ! Pour ne rien vous cacher, l’idée d’avoir une petite fille après notre petit garçon nous plaisait vraiment beaucoup à tous les deux, on espérait… 15 semaines de grossesse et le verdict tombe : c’est une fille !! On est aux anges – le choix du roi. 

Pour notre choupinette, c’était finalement encore plus simple. Un consensus : Juliette. Mon mari, adolescent, était parti au ski et dans le bus il avait croisé une très très jolie fille qui s’appelait Juliette – ce prénom l’a marqué. En ce qui me concerne, j’ai toujours adoré le côté « canaille » de ce prénom. J’adore la terminaison en « ette », le fait qu’il soit également facilement prononçable dans toutes les langues et le côté « vieux prénom mais pas trop ». 

Au boulot, un hasard rigolo a eu lieu. Un de mes collaborateurs réguliers s’appelle Victor. Quelques jours après avoir appris que j’étais enceinte, j’apprends que j’aurai dorénavant deux collaborateurs récurrents : Victor et Juliette. C’est un signe. Mon mari et moi savions que notre fille s’appellerait Juliette. Pas besoin de chercher longtemps, les autres prénoms nous paraissaient insipides à coté de celui-là.

Notre petite chouchoune est née le 10 mars 2016, une petite battante, un sourire presque constant, notre Juliette pétillante et espiègle à souhait. Son prénom lui va à ravir. On voit naître au quotidien une super complicité entre Victor et sa « Jouliette » comme il aime l’appeler. Notre duo s’éveille, s’émerveille et se découvre de jour en jour, pour notre plus grand bonheur. 

Un dernier critère qui nous a toujours beaucoup plu : le « i » dans le prénom de nos enfants. Un jour une amie m’a dit : « c’est très positif d’avoir la lettre i dans le prénom des enfants, ça invite à sourire quand on prononce leurs prénoms ». J’ai beaucoup aimé. 

Victor et Juliette, les sourires de ma vie. »

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La jolie histoire d’un prénom // Madeleine

Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvait ressentir le porteur d’un prénom rare ? D’un prénom que l’on pourrait même qualifier de démodé ? Je vous propose de découvrir le témoignage d’une adulte sur son prénom (aujourd’hui on dirait rétro, mais il était très avant-gardiste pour l’époque – un peu comme Brigitte ou Simone de nos jours).

Madeleine du blog Maman des merveilles nous raconte ses années où, enfant, elle avait peur de se présenter. Puis le lent apprivoisement de son prénom… jusqu’à aujourd’hui où elle l’assume complètement ! Et elle avait raison, la maman de Madeleine : la mode est un éternel recommencement.

Retrouvez également Madeleine sur son compte Instagram ou sa page Facebook

« Je suis née au milieu des années 80, et à l’époque, Aurélie, Emilie et autres Sophie régnaient sans partage sur la galaxie des prénoms féminins. Pour être une fille branchée à la crèche dans les eighties, il fallait un prénom finissant par « i » ou, à la rigueur, par « a » : autant te dire que moi, avec mon « eine », j’avais tout faux. 

Mon prénom, c’est Madeleine, comme la potesse à Jésus, comme chez la Comtesse de Ségur, comme dans la chanson de Brel mais avant tout, surtout comme ma grand-mère maternelle. Grand-mère, c’est le mot-clé, parce que la phrase « Ah, ben, comme ma Mamie / ma grand-tante / ma voisine de 90 ans » a rythmé mon enfance et mon adolescence plus que Mickaël Jackson et la B.O du Roi Lion réunis. Aussi émouvant que soit le fait de baptiser sa première-née du nom de son aïeule, la réalité, c’est que porter un prénom « de vieux », dans l’univers impitoyable de l’enfance, c’est pas simple, surtout quand on porte un nom de famille déjà propice aux blagues (sans le dévoiler, je dirai qu’il était plutôt… bestial !).

J’ai donc passé deux bons tiers de ma vie à ne pas assumer pleinement mon prénom. À la rentrée, j’avais la boule au ventre au fur et à mesure que défilait la liste d’appel, sachant pertinemment que des rires étouffés viendraient accompagner mon tour. Je savais que jamais nous ne serions deux Madeleine au sein d’une même classe, ni même d’ailleurs au sein du même établissement : dans un lycée privé au centre de Paris, peut-être, mais jamais, au grand jamais, sur les bancs de mon collège public de province. J’ai subi les moqueries, les surnoms débiles de cour de récré (« Madeleine la baleine », pour moi qui pèse encore aujourd’hui 49 kg toute mouillée) et les tentatives plus ou moins heureuses de raccourcis (Mad, Mado, ou mon détesté, Madelon). Pendant tout ce temps, ma mère me répétait que tout n’était qu’affaire de mode et que dans vingt ans peut-être, mon prénom serait devenu hyper branché au point que ceux qui jadis se moquaient l’envisageraient eux-mêmes pour leur progéniture. Quand elle me disait ça, je marmonnais dans ma barbe en pensant que quand même, c’était dégueulasse que ma sœur ait hérité de Caroline (un autre hit des 80’s) là où moi et mon frère René portions à jamais la croix de prénoms démodés. 

Le temps a passé, et si j’ai appris à cohabiter avec mon prénom, le chemin restait long avant d’être capable de l’aimer. À l’adolescence, difficile d’être rebelle quand on porte le prénom d’une petite fille modèle, difficile d’être cool quand on se sent ringarde rien qu’en se présentant. Il y a eu ensuite la chanson de Tété, qui dépeignait Madeleine comme une vieille radine, ou celle de Fatal Bazooka, qu’on continue de me passer régulièrement en soirée (et qui parle, pour les non-mélomanes, d’un mec qui fantasme sur les gros popotins masculins). Il y a eu les séjours à l’étranger, où je suis devenue « Madeline » ou « Magdalen » au bon gré de la population locale. 

Et puis, à vingt-cinq ans, j’ai rencontré l’homme de ma vie, et comme à bien d’autres niveaux, il m’a appris à accepter ce que je ne pouvais pas changer. Moi qui depuis des années imposais qu’on  m’appelle « Mado » (ce à quoi tout le monde, sauf mes parents, se pliait de bonne grâce), j’ai commencé à lâcher du lest, à me présenter spontanément par mon vrai prénom, et à faire la paix avec ce qui m’avait tant pesé. Je me suis mariée, j’ai changé de nom de famille, et l’harmonie avec ce nouveau patronyme s’est faite naturellement, presque comme un point final à mon complexe de prénom. 

Désormais, j’assume enfin mon prénom d’un autre temps, c’est ma touche d’originalité, ce qui fait que je suis moi, ce qui fait aussi qu’on se souvient de moi. J’ai appelé mon fils Simon : il n’est pas dans le top 10, mais il est dans le top 50. Il sera peut-être le seul de sa classe, mais sûrement pas le seul de son établissement. Il existe depuis toujours, et il existera sûrement toujours. Il est intemporel, universel et à mes yeux lui sied plus que quoi que ce soit d’autre. Il ne se rapporte à rien ou à personne, il nous est venu par hasard, il n’évoque rien, si ce n’est celui qui le porte et qui fait notre fierté depuis deux ans maintenant. Et l’hommage aux grands-pères, ce sont les deuxième et troisième prénoms qui en ont hérité, et c’est très bien comme ça.  

Aujourd’hui, Madeleine opère une remontée en douceur dans le cœur des jeunes parents, et j’ai de plus en plus droit à des compliments sur l’originalité, la classe et la douceur de mon prénom. À deux reprises déjà, il s’est retrouvé sur la short-list d’amis ou de connaissances, aux côtés de Louise, Léonie ou Bertille. Les mêmes personnes qui, enfant, riaient de mon prénom un peu ringard, appellent aujourd’hui leurs fils Joseph ou Marcel. Revanche de la vie ? Je dirais plutôt que ma mère, dans sa grande sagesse, avait raison : tout n’est qu’affaire de mode. »

Vous portez un prénom ancien, rare et/ou original ? Vous vous êtes réconciliés avec votre prénom, ou au contraire n’avez jamais réussi à l’accepter ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre histoire : contact@jolisprenoms.fr