Jolie fratrie : Rosalie, Anita et Maïté

Julie a trois filles, trois filles aux délicieux prénoms : RosalieAnita et Maïté. Elle nous raconte dans un long témoignage le chemin quelque peu tumultueux – mais tellement joyeux ! – qui a conduit à ce joli trio si féminin.

Je vous laisse découvrir cette nouvelle histoire de prénoms que j’ai dévorée (comme le blog de Julie soit dit en passant). Un beau récit plein d’humour qui retranscrit à merveille les péripéties de la recherche du prénom parfait.

« J’ai deux passions dans la vie : les prénoms des fratries et le chocolat au lait Lindt (?!?). Ça m’a toujours interpellée, le comment s’appellent des frères et soeurs. Je demande souvent à mes élèves comment se prénomment leurs frères et soeurs. Je suis fascinée si les prénoms « ne vont pas ensemble ».

Philippe et Brandon, par exemple.
Joséphine et Mamadou.
Loéva et Augustin.

Bon, ok, j’en rencontre pas souvent, à dire vrai. Mais ça me ferait marrer !

Les prénoms, c’est ma passion, donc, alors autant te dire que j’ai choisi le prénom de mes filles avec soin et en y mettant du coeur. »

Rosalie

« Un an et quelques avant de tomber enceinte, et avant même d’avoir envie d’avoir un bébé, je demande à une élève, Aurélie, comment s’appelle sa petite soeur. Elle me répond « Rosalie ». BAM. (En y repensant, Rosalie et Aurélie, ça va pas tellement ensemble, si ?).

J’ai eu un coup de foudre instantané pour ce prénom. Je peux pas l’expliquer autrement. Quand j’étais petite, je chantais souvent une chanson :

« Ma Rosalie -titipanpan- elle est mala-de
Elle est malade -titipanpan- du mal d’amour
Pour la soigner -titipanpan- faut d’la sala-de
Faut d’la salade -titipanpan- trois fois par jour
C’est pas moi, c’est ma soeur, qu’a cassé la machine à vapeur
Quand tu m’disais, Rosalie, que tu m’aimais, Rosalie,
Moi je pensais, Rosalie, qu’c’était d’la bla-a-a-a-gue
Quand tu m’disais, Rosalie, que tu m’aimais, Rosalie,
Moi je pensais, Rosalie, qu’c’était pas vrai, pas vrai, pas vrai.
Elle avait un p’tit mari, qui s’appelait Henri
Elle avait un serviteur qui l’aimait de tout son coeur
Mais elle elle ne l’aimait pas, alors ça marchait pas
Il a voulu s’suicider avec un pistolet, rempli de ptits pois verts
Et elle tomba par terre ! »

* C’EST QUOI, CETTE CHANSON, SÉRIEUX ?!?*

Bref, quand on a finalement eu envie de faire un petit mélange de lui et moi, j’avais prévenu Abibi : « Tu choisis le prénom du garçon, et moi, je choisis celui de la fille ». Avant de savoir le sexe de notre futur bébé, on attendait donc Rosalie ou Ferdinand.

Je n’ai jamais regretté ce prénom, dont la fête est le 4 septembre, jour de l’anniversaire d’une de mes tantes (ce détail a son importance pour la suite…). Et Rosalie est née le jour de la Sainte Françoise, qui est le prénom de ses deux grands-mères (itou).

Nous avons demandé à mes deux beaux-frères et à mes deux soeurs de choisir les deuxième et troisième prénoms. 

Rosalie, Jeanne, Lola, donc. »

Anita

« Pour ce deuxième bébé, nous avons fait le même arrangement : je choisissais le prénom de fille, et Abibi celui de garçon. On s’était réparti la tâche (avec des droits de véto, hein, faut pas déconner, parce que Ignatius, merci bien). 

Avant la deuxième écho, on s’était arrêté sur Violette ou Georges. (Oui, Abibi aimait bien Georges, parce que ça le faisait marrer de dire « Georges ! Monte dans la voiture ! ». Ahem. Sans commentaire). (D’ailleurs, je pense que j’aurais réussi à le convaincre de changer pour Anatole, que j’adore).

Quand à moi, j’aimais Violette d’amoûûûûûûûr, je trouvais le côté fleur sympa avec Rosalie, qui s’approche de la Rose, et puis j’adore la terminaison en -ette. Love, love, love, Violette. La deuxième écho m’a -encore- donné raison, alors je fanfaronnais un peu, avec ma Violette.

MAIS (oui, il y a forcément un mais, puisqu’elle s’appelle Anita et pas Violette) Abibi a brisé mon rêve en balançant « Moui… mais dans Violette, il y a viol, j’aime pas trop ». Ouais. Vu comme ça, hum, j’aime pas trop non plus… Tsssss… Retour à la case départ.

C’est Abibi qui a proposé Anita, j’aimais beaucoup Anna, mais j’avoue qu’Anita, son côté moderne alors que c’est un prénom des années 50, pas tellement donné, ça m’a plu. Anita se fête le 26 juillet, jour de l’anniversaire de ma maman. Et elle est née le jour de la Saint Benjamin, qui est l’un de ses tontons (le détail, le retour).

Pour ses autres prénoms, il faut savoir que j’ai appris ma grossesse au Mexique, et comme j’avais fait une fausse couche un peu tardive quelques mois auparavant, je m’étais dit que si cette grossesse tenait, on donnerait un prénom mexicain à notre bébé. Et puis, au fur et à mesure du voyage, ben… j’en voyais pas qui tenait la route pour nous… Alors on a mis Frida en deuxième, en clin d’oeil à Frida Khalo. On a demandé à Rosalie, qui avait 4 ans, de choisir le troisième prénom. On est passé par Prout, Pet Shop, Schtroumpfette. Et finalement, Ness. Me demande pas d’où c’est sorti, j’en sais rien du tout !?!

Anita, Frida, Ness. »

Maïté

« Alors là, c’est toute une aventure.

Comme pour Tessoeurs, je tenais à ce qu’on ait trouvé un prénom de fille ET un prénom de garçon avant la deuxième écho. On s’est vite mis d’accord pour le prénom de garçon. Isidore. J’aime tellement ce prénom que -presque- j’espérais un garçon pour ce troisième enfant. (Et puis on n’avait pas d’idée du tout pour les filles).

Okay, sauf que -Oh ! Surprise !- on attendait une troisième fille (qui a dit « encore?!? »). Branle-bas de combat.

J’avais quelques chouchous : Célestine, Marinette, Adélaïde. Véto papa-esque.
Sidonie, Léonie, mais je les trouvais trop « proches » de Rosalie.
Rosalie votait pour Violette. J’avais beau la soutenir, y’a pas, y’avait toujours Viol dedans, hein…

Alors je me suis mis en tête de trouver LE prénom parfait. Je me suis imposé des critères de ouf, pour restreindre au max les possibilités et tomber sur L’UNIQUE prénom possible pour terminer ma famille.

Donc :
– je ne voulais pas de prénom qui se termine en -ie (comme Rosalie) ou en -a (comme Anita)
– je voulais un prénom en 3 syllabes
– j’avais envie de trouver un prénom qui se fête le jour de quelqu’un de la famille (le détail, la revanche)
– je voulais une initiale qui n’existe pas déjà dans notre famille (donc pas de R, pas de A, pas de E et pas de J)

Ben quoi ?!? Abibi me laissait réfléchir à tout ça, se contentant de mettre son véto de temps en temps. J’ai évidemment épluché les calendriers, en regardant les fêtes des anniversaires, tout ça, mais rien qui ne remplisse les autres critères. La lose. Et puis Abibi arrêtait pas de proposer des trucs chelous, genre Chantal, Mercedès ou Tanaki (???).

On a fini par se mettre d’accord sur Célimène. Qui se fête le 21 octobre, sans que ce ne soit l’anniversaire de personne, mais je comptais sur ma soeur, enceinte comme moi, en espérant qu’elle accouche le 21 octobre, pardi. Sauf que non seulement elle m’a trahie en accouchant le 24 octobre, scrogneugneu, mais EN PLUS, elle a appelé sa fille Philomène. Philomène-Célimène, pfffff, ça m’a paru beaucoup trop proche pour des cousines nées à quelques semaines d’écart, de mamans jumelles qui plus est. Zut et re-flûte.

On a finalement fait une liste restreinte de deux prénoms : Nicolette et Colombine, qu’on a soumis à Tessoeurs. Elles ont choisi Colombine à l’unanimité. (Pour te situer dans le temps, là, on est à 6 semaines du terme, avec toutes ces conneries). On a donc appelé ce futur bébé Colombine, même si sa fête est le 31 décembre (on n’a pas idée, quand-même ?!???). Mais plus la naissance approchait, moins je le sentais. Abibi a reparlé de Chantal. Il y avait UR-GEN-CE.

Un dimanche soir, 18 jours avant la date présumée de mon accouchement, je sais pas pourquoi, j’ai proposé Dorothée. Pas de véto. Sa fête n’est pas bien placée, mais bon, au point où on en est… Et d’un coup, je sors « ou Maïté, t’en dis quoi ? ». Bingo.

« Et c’est le diminutif de Marie-Thérèse, c’est mortel ! ». Hum. Et figure-toi qu’on fête les Maïté le 7 juin, jour de… L’ANNIVERSAIRE DE MA BELLE-MÈRE. J’te jure ! C’était un signe, non ?… (Bon elle est née le jour de la Sainte Odile, mais ça je maîtrisais pas trop, et puis une vague grand-tante s’appelle Odile. Ça passe).

C’est ainsi que Maïté est née dans notre tête. Une toute petite semaine avant qu’elle ne naisse en vrai.
Abibi a annoncé à tout le monde la naissance de Marie-Thérèse, je l’aurais trucidé sur place ! Surtout que tous n’ont pas eu le texto d’erratum, donc certains ont VRAIMENT cru qu’on l’avait appelée Marie-Thérèse !!!!!!!!!!!!

Pour ses autres prénoms, on a fait dans la simplicité.
(Rigole pas).
Maïté, Violette, Célimène, Colombine, Chantal.

Ouais, je sais… On demandera un tiers-temps au bac pour qu’elle puisse remplir ses copies ! Certains disent que Maïté et Anita se ressemblent beaucoup, mais ça ne m’a pas sauté aux yeux.

J’aime beaucoup le lien qu’il y a entre les prénoms de mes filles : les sons O-A-I, A-I-A, A-I-É, ce qui sonne très bien avec notre nom de famille, je trouve.

Bref, on a bien galéré !…
(Et du coup, on les appelle Roro, Nit-Nit et Maï-Maï, ou Ro, Nit et Maille, TOUT ÇA POUR ÇA). »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie : Anatole, Marius, Joseph et Honoré

« 4 petits mecs en 7 ans… On ne s’ennuie pas mais on se marre… » ! On croit bien volontiers Pauline, maman de Anatole, Marius, Joseph et Honoré. Quatre adorables garçons aux prénoms intemporels qui défieront le temps et les modes successives ! Un joli témoignage qui regorge d’idées de prénoms plus ravissants les uns que les autres et qui ravira les amateurs de prénoms anciens et rétro.

Beau mois de mai à tous !

photo

Anatole 

« Avant notre mariage, mon mari savait déjà que c’était LE prénom de garçon… Je l’avais trouvé alors que j’étais infirmière dans un dispensaire au Sénégal. Pour une fille c’était Joséphine. Le premier bébé c’est facile, les prénoms étaient choisis à trois mois de grossesse…

Marius

Mon mari était en OPEX alors je faisais des listes et des listes – Oscar, Honoré, Philibert, Octave, Hippolyte, Ernest, Eugène – et lui, rayait, raturait pour toujours revenir à Marius, prénom pétillant ! J’ai craqué et il le porte si bien. Pour la fille Joséphine, toujours !

Joseph 

Troisième grossesse ! Je rêvais déjà de Marguerite, Augustine, Rosalie ou Bertille. Troisième mec. On se prévoit une soirée au restaurant pour décider du prénom (toutes les occasions sont bonnes !). Je reparle d’Hippolyte, Ernest et Honoré. Etienne aime Timothée et Gaspard.

Ce jour là notre bon pape Benoît XVI quitte sa fonction. Providence quand tu nous tiens… C’est une évidence ce sera Joseph !!!

Honoré

Depuis que Joseph est né, vu qu’Etienne mon mari met un veto catégorique et incompréhensible sur Hippolyte, je re-re-bloque sur Honoré que je trouve tellement chic ! On hésite avec Gustave mais Anatole trouve ça « bizarre »… Soit ! Pour une fille, c’est Honorine, Rosalie ou Colette.

Quatrième mec ! Honoré l’adoré est craquant ! »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Les Jolies Fratries de 2015

J’ai réalisé il y a peu que je n’avais jamais publié de récapitulatif des Jolies Fratries de l’année 2015, comme j’avais pu le faire en 2014. Mieux vaut tard que jamais… Et puis c’est une bonne occasion de me replonger dans ces histoires que j’affectionne tant. Elles sont si belles dans leur unicité, si touchantes aussi car elles sont autant de fenêtres ouvertes sur l’intimité de chaque famille !

En 2015, 18 mamans sont venues partager l’histoire des prénoms de leurs enfants (pour un total de 51 enfants !). Je vous laisse les découvrir, ou les redécouvrir :

Nathanaël, Magdaléna et Abellino

Yselle, Hanaé et Philémon

Henri et Mahaut

Alice, Clotilde, Lucille et « Petit Pépin » (alias Charles)

Camille et Blanche

Arsène et Léandre

Léon et Lazare

Noa et Joseph

Gaspard et Merlin

Basile et Auguste

Théo, Louis, Côme et Camille

Saul et Castille

Salomé, Cyprien, Emma et Maëlys

Léon et Rose

Léopoldine, Auguste et Balthazar

Aglaé, Iris, Salomon et Ruben

Victoria, Tancrède, Raoul et Honor

Aloïs, Lancelot, Florestan et Abel

Depuis le lancement de la rubrique « Jolies fratries » en mai 2014, vous avez pu découvrir 38 fratries  – pas moins de 109 enfants ! – racontées au travers des mots de leur maman.

L’année 2016 a bien démarré puisque 8 nouvelles histoires de prénoms sont déjà venues enrichir la grande famille Jolis Prénoms. Et ce n’est pas fini puisque d’autres témoignages sont en attente de publication…

Passez une très belle journée ! ♡