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Jolie fratrie // Gabrielle & Lison

Thomas est le papa de deux adorables petites puces prénommées Gabrielle Lison. Après une première fille dont le joli prénom s’est rapidement imposé aux parents, l’histoire se corse quelque peu. Le prénom-évidence n’est pas au rendez-vous pour leur second enfant et le choix du prénom se fera au moment de la naissance ! Le papa (c’est si rare qu’ils prennent la parole sur ce site d’ailleurs, merci à lui) nous raconte…

Gabrielle, Colette, Nathalie

Le choix d’un prénom. LE prénom de son enfant. On aimerait vivre la réponse comme une évidence… mais est-ce vraiment toujours le cas ? Pour ma part, je crois qu’au-delà de l’assurance d’avoir trouvé le “bon” prénom pour mon enfant, le plus dur a été de renoncer. Renoncer à tous ces prénoms qui ont pu nous plaire, tous ces prénoms qui nous permettent d’imaginer ce que sera notre futur enfant.

Avant de devenir papa, le choix d’un prénom ne m’avait jamais semblé revêtir tant d’importance. Je me disais toujours “Il faut surtout choisir un prénom qui ne lui nuira pas”. Cela reste toujours très vrai pour moi… mais évidemment ce choix ne peut se résumer à cela (trop facile vous dîtes ?).

En septembre 2016 est née notre premier amour : Gabrielle, Colette, Nathalie. Bébé tant désiré, le choix de son prénom a rapidement été une évidence à nos yeux. Nous avons voulu faire les choses bien. D’abord, nous avons établi des listes de prénoms filles et garçons. Sans en avoir réellement discuté avant, nous sommes rapidement rassurés. Nous aimons tous les deux les prénoms classiques, chics et un brin rétro.

Le prénom fille était certain : Gabrielle. Beau, doux, dynamique et avec du caractère. Il a un Saint Patron des plus évidents (ce qui est essentiel pour mon épouse) et une histoire. Ce prénom coche toutes nos cases. Si nous attendions un garçon, Gabriel aurait également été dans la course… mais son caractère mode nous dérangeait quelque peu.

Nous nous mettons également d’accord sur le fait que notre enfant aura des seconds prénoms. On en choisira un chacun, pas de jaloux. Pour ma part, j’ai décidé de lui donner le prénom Colette. Colette était ma tante paternelle. Je ne l’ai jamais connue. Décédée enfant, il m’apparaissait essentiel de rendre hommage à cette petite fille que j’aurai tant aimé côtoyer. Il s’agissait également pour moi d’un geste fort envers mon père et mes grands-parents. Elle porte également le prénom Nathalie. Maman de mon épouse et personne essentielle dans la vie de notre enfant.

Pour la petite anecdote, dans les premiers temps de couple avec celle qui deviendra ma femme, j’avais eu une “révélation”. J’en été quasi-sûr, notre premier enfant s’appellera “Raphaël(le)”. En effet, j’avais fait un rêve où je me voyais gronder un enfant qui portait ce prénom. Evidemment, il m’arrive toujours de gronder (un peu)… mais c’est après une petite Gabrielle que j’en ai (j’en conclu que l’acoustique dans les rêves laisse à désirer). Outre ce côté espiègle, elle est magnifique, douce, dynamique et dotée d’un caractère bien trempé (comme maman).

Lison, Marie, Monique

“En octobre 2018, notre second bonheur pointa le bout de son nez : Lison, Marie, Monique. Le choix de son prénom fut, pour nous, une réelle épreuve. C’est d’ailleurs incroyable à imaginer, tellement celui-ci s’impose à nous aujourd’hui. Lison était un prénom repéré, au travers d’une autre fratrie sur ce même site, peu après la naissance de notre première fille. Je le trouvais surprenant, chic et pétillant. Mon épouse adora.

Si Lison avait été un garçon nous avions quelques coups de cœur chacun de notre côté : Jean pour elle, Paul pour moi… rien d’original ni de partagé. Quand nous avons su qu’il s’agissait d’une fille, le prénom Lison est vite revenu sur nos listes. Encensé pendant des semaines, nous nous demandions malgré tout si nous arriverions à “l’assumer”. Dans notre entourage, il y a beaucoup de jolis prénoms mais peu de réelles prises de risque. Sur ce constat, nous décidons alors d’écarter Lison, on le raye “définitivement” de nos listes.

Romane devient alors son presque-futur-prénom… durant des semaines (c’est long une grossesse quand on y pense !!). Il nous semble plus sage, plus facile… mais toujours avec du caractère ! Puis finalement, on pense à Adèle… (mais GabriELLE, AdELE… la répétition nous gêne). Puis, NON, c’est Romane… on est sûrs qu’il s’agira de son prénom !!! Ma femme a fini par céder… on accroche même ce prénom à la porte de sa future chambre.

Le terme approchant, le doute reste là. Nous regrettons de ne pas avoir ce “déclic” comme celui que nous avions eu pour notre premier enfant. Bébé tarde à venir… ça ne nous aide pas. Et à la naissance ? Quelques heures avant que Lison pointe le bout de son nez… on repense à Adèle, on se dit que Romane c’est bien aussi et puis… Lison. On la voit, c’est elle (il ne restera plus qu’à changer le prénom sur la porte hein !)

Notre Lison est un bonheur du quotidien. Bébé soleil, bébé sourire… elle illumine notre journée par son petit regard taquin et son sourire à tomber. Diminutif d’Elisabeth, elle a une histoire et un Saint Patron : parfait. Elle portera également deux seconds prénoms : Marie et Monique, ceux de ses arrière-grands-mères.

Et maintenant ? Elles font notre bonheur, elles sont nos joies du quotidien, elles nous épuisent. Et pourtant, les listes de prénoms ne sont pas loin…

Vos enfants portent des prénoms anciens, rétro, rares, classiques, bohèmes et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Gustave, Suzanne, Lucien & Colette

Aurore est la maman de quatre enfants, dont un au Ciel : Gustave, Suzanne, Lucien & Colette. Cette professeure amatrice de généalogie, d’histoire familiale et de vieilles photographies nous raconte le choix des prénoms de ses enfants. Une jolie histoire influencée notamment par le phénomène neurologique plutôt étonnant dont souffre son mari Pierre. 

J’ai toujours eu conscience que mes goûts en matière de prénoms n’étaient pas tout à fait communs. Adolescente, je me souviens avoir dit à mes amies, dubitatives, que j’appellerai ma fille Berthe, un peu par provocation, un peu aussi pour tâter le terrain, mais surtout parce que ce prénom est superbe.

Plus tard, devenue prof, j’ai compris que j’aurais du mal à me projeter dans des prénoms trop communs, parce qu’en pensant Théo, je revoyais immanquablement Théo C., petit rigolo de la 6ème B de 2013, et Théo M., si solitaire dans cette 2nde 1 de 2015. Il me faudrait donc aller chercher des prénoms jamais croisés jusqu’alors.

D’où vient mon goût pour les prénoms anciens, voire franchement désuets ? Peut-être un peu de mes lectures, tout comme ma maman qui a choisi mon prénom après avoir lu le roman de cape et d’épée « Le Bossu » et tremblé pour son héroïne, Aurore de Nevers. De mon côté, c’est plutôt Zola, avec en tête de file de mes prénoms coup de cœur, ceux des deux amants de « Au Bonheur des dames », Denise et Octave.

J’ai aussi un certain goût pour la généalogie, l’histoire de nos familles et les vieilles photographies. Pour notre mariage déjà, Pierre et moi avions réuni et exposé une trentaine de photos de vieux mariés de nos familles. Et depuis toujours, j’adore compléter et parcourir notre arbre généalogique, mais surtout essayer de coller un visage, une anecdote sur chaque prénom. Ainsi, on redécouvre l’arrière-grand-oncle de mon mari, Aristide, un vieux garçon dit « Tonton la Valise » car toujours prêt à accepter les invitations ; mon arrière-grand-mère Lucie (dite « Mam Goz », grand-mère en breton) et sa sœur qui ont épousé… deux frères ! ; cette petite Rosalie, enfant de l’Assistance Publique dont on raconte qu’elle avait été abandonnée par une jeune fille-mère de la haute société ; Ernestine (mémé Titine), dont la maman a laissé ses 11 fils et gendres partir pour la Grande Guerre pour en revenir, tous saufs ! ; pendant que dans ma famille, Isidore n’avait pas cette chance : il a vu mourir ses 3 premiers fils avant de refuser de laisser partir le plus jeune, mon arrière-grand-père Alexis né en 1899… Tant d’histoires croustillantes ou bouleversantes, et les prénoms associés qui s’imprimaient quelque part dans un coin de mon esprit.

Mais puisque l’on ne fait pas des enfants seule, il allait bien falloir prendre en compte les goûts du futur papa ! De base un peu plus classique (Marie, Édouard…), il était aussi assez séduit par des prénoms plus anciens (Léon, Madeleine…).

Mais pour lui, LE critère qui allait primer est un peu… étonnant. Il est synesthète : un phénomène neurologique fait qu’il perçoit les lettres en couleurs. Le A est d’un rouge franc, le D d’un joli vert pomme, tandis que le Y brille d’un pourpre foncé. Mais voilà : Pierre adore le orange, et seul le U porte cette couleur. Je comprends alors qu’il serait bon de choisir des prénoms avec la lettre U, tout en essayant de me convaincre que, s’il m’a choisie et épousée, ce n’est pas uniquement pour mon U !

Gustave

Mai 2015, nous rentrons de voyage de noces. J’annonce à mon mari, qui l’attend depuis longtemps, que je suis prête à avoir un enfant. Je ne le sais pas encore, mais je suis déjà enceinte. Nous vivons une grossesse idyllique, et décidons de ne pas demander le sexe du bébé à venir. Pour un garçon, notre choix se porte sur un prénom pas trop long, facile à écrire et à prononcer, avec sa touche d’orange. Ce prénom s’inscrit aussi dans une histoire familiale : il a été porté par deux arrière-grands-pères de Pierre. Nous essayons d’anticiper les réactions de notre entourage, que nous tentons de préparer un peu : « Vous savez, nous aimons bien les prénoms anciens… » Réponse : « Vous n’allez pas l’appeler Isidore quand même, haha ». Raté, c’était le deuxième prénom sur notre liste ! Nos parents avaient imaginé Jules, Jeanne ou Louise.

En janvier 2016, ils apprennent la naissance de Gustave. Parmi nos proches, quelques-uns nous complimentent sur le choix du prénom, beaucoup ne disent rien. Nous nous y attendions. Pendant quelques mois, la grand-mère de Pierre ne parvient pas à utiliser le prénom de son papa pour parler de notre enfant. Mais pour nous, Gustave n’aurait pas pu s’appeler autrement. Comme son aïeul, c’est un taciturne. Mais aussi un petit garçon curieux, sensible et câlin, solitaire, capable de lire pendant des heures.

Suzanne 

Novembre 2016. Gustave, que j’allaite toujours matin et soir, a fêté ses 10 mois. Depuis quelques jours, je me sens fatiguée, et agacée car je ne parviens pas à perdre mes deux derniers kilos de grossesse ! Sans y croire, un soir tard, je fais un test. Je n’ai rien eu besoin de dire : il a suffi que je m’asseye en face de Pierre, dans la lumière tamisée du salon, pour qu’apercevant les battements de mon cœur taper dans mon cou, il comprenne : « Tu es enceinte ». Ce n’était pas une question. Ce qu’il ne savait pas par contre, c’est que l’échographie de datation se transformerait en échographie du premier trimestre, puisque cet enfant se cache au creux de moi depuis déjà 12 semaines. Nous souhaitions des enfants rapprochés, ils auront 16 mois d’écart. Cette fois-ci, personne n’est surpris quand notre Suzanne pointe le bout de son nez au mois de juin suivant. Pour nos proches comme pour nous, c’est une évidence. Suzanne, c’était ma grand-mère adorée. J’ai pu lui annoncer ma première grossesse, mais elle ne connaîtra jamais ses arrière-petits-enfants. Je suis très reconnaissante envers mon mari d’avoir accepté ce prénom qui signifie tant pour moi. Notre Suzanne est un vrai soleil, c’est une petite fille vive et pétillante, attentive aux autres et empathique, très volontaire… pour ne pas dire têtue.

Lucien

Mars 2019. Notre vie est bien remplie, mais déjà nous chatouille l’envie d’accueillir un nouvel enfant. À peine le temps de le dire, et nous voyons la bande violette apparaître sur le test. Me sentant toujours un peu coupable d’avoir vécu les trois premiers mois de grossesse de Suzanne dans le déni, je suis soulagée : avec 3 jours de retard de règles, la grossesse vient à peine de commencer, je ne me suis pas laissée surprendre cette fois-ci ! Et pourtant, nous n’étions pas au bout de nos surprises…

Quelques semaines plus tard, je me rends seule à mon échographie précoce. La gynécologue place sa sonde, et immédiatement je les vois. Deux toutes petites poches sombres, contenant deux minuscules embryons blancs. Mon cœur déborde, mon cerveau disjoncte. Devant cette image que je lui présente, mon conjoint écarquille les yeux, et attend que je lui confirme ce qu’il croit comprendre. Pour nous deux, c’est un mélange de peur (mais comment allons-nous gérer ??), d’incrédulité (nous n’avons aucune paire de jumeaux dans nos familles) et de bonheur indescriptible. Mais il nous faut être très prudents : le médecin m’a expliqué qu’il était possible, à ce stade précoce, que l’un ou l’autre des sacs gestationnels n’évolue pas. Et que cette grossesse gémellaire, si elle se confirmait, ne serait pas de tout repos ni sans risque pour moi et les bébés.

Mais comment rester prudents ? Nous n’osons trop y croire, mais nos cerveaux bouillonnent. Nous n’osons en parler, mais je ne peux pas m’empêcher d’imaginer l’annonce à nos parents, je surprends Pierre cherchant une maison avec 5 chambres… et un prénom s’impose à moi, très fort. Je n’y avais jamais pensé avant, mais je ne pense plus qu’à lui et je le vois partout, comme autant de signes (le livre sur lequel mes yeux se posent à la bibliothèque, le nom du dernier modèle de cette marque que je suis sur Instagram…). Je le sens : parmi ces bébés se trouve une petite fille, et ce sera Colette. Pierre ne semble d’abord pas très convaincu, un peu déstabilisé par cette conviction intime et un peu mystique, mais les jours passent, il se montre très compréhensif et découvre doucement le charme de ce prénom auquel j’ai l’air de tant tenir. Pendant les 4 semaines qui s’écoulent ensuite, le secret de cette grossesse nous rapproche comme jamais. C’est ensemble que nous allons à l’échographie du premier trimestre. J’ai tenté de me préparer aux deux images qui peuvent apparaître sur l’écran – deux bébés, ou un seul – mais le stress m’envahit. Enfin, les deux embryons apparaissent, avec leurs petites jambes et petits bras. Pourtant, le médecin cherche en vain le deuxième cœur : celui-ci a cessé de battre au cours de 72 dernières heures. Jumeau évanescent, c’est le terme médical utilisé pour ces embryons qui ne seront jamais évacués, et qui disparaîtront peu à peu pendant que le jumeau restant grandit seul dans l’utérus.

Les mois qui suivent sont assez difficiles : j’ai beaucoup de mal à investir cette grossesse. Lorsque l’on fait une fausse couche, on n’est plus enceinte. Moi, je viens de perdre un bébé, et ma tête ne parvient pas à comprendre que je suis toujours enceinte. En même temps, j’ai l’impression de ne pas avoir le droit de me plaindre, car j’ai la chance de toujours porter la vie – et la mort aussi. Tant d’émotions qui me font perdre pied. Mais peu à peu, au fil des semaines, je remonte la pente, grâce à l’écoute de Pierre, aux mots apaisants de ma maman à qui je me confie enfin, aux premiers petits coups que je sens, tardivement, mais que je ne peux ignorer. Lors de l’échographie du deuxième trimestre, Pierre décide de demander le sexe du bébé : ce sera un garçon. Et cette nouvelle me bouleverse plus que je m’y attendais, elle me sauve presque. Car elle confirme ce que j’avais senti, elle valide la conviction que je m’étais créée : c’est une petite fille qui m’avait soufflé son prénom avant de partir et de laisser grandir son frère.

À partir de là, nous avons pu annoncer la grossesse à nos amis et commencer les préparatifs pour accueillir ce bébé que nous avions un peu négligé jusque-là mais aimions déjà tant. Je m’autorise aussi enfin à chercher un prénom de garçon, sans toutefois pouvoir m’empêcher de l’accoler à Colette pour voir si cela « sonne bien ». C’est finalement mon mari qui trouve LE prénom, avec son U orange, mais aussi le C et le L de Colette, sans oublier son diminutif qui me fait craquer.

Notre Lulu, Lucien, est né en décembre dernier.J’avais peur que ma grossesse triste ait fait de lui un bébé anxieux ou malheureux, mais c’est lui qui me rassure : il est en fait paisible, rêveur, doux et illumine nos vies de ses sourires sereins.

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Jolie fratrie // Suzanne, Madeleine & Augustin

Clothilde est la maman de Suzanne, Madeleine Augustin. Trois prénoms rétro et pleins de sens pour leurs parents ! Sur son compte Instagram @Mama_confetti, elle nous raconte le quotidien coloré et bien occupé avec trois petits confettis rapprochés. Pour Jolis Prénoms, Clothilde revient sur le choix des prénoms de ses petits trésors…

Suzanne, Marie, Lucie

“Ah… le choix des prénoms…. Au moment où j’écris ces quelques lignes, j’ai appris il y a peu que ma petite sœur attendait un bébé pour l’été et l’une des premières choses à laquelle j’ai pensé c’est : « quel doux prénom va-t-il porter ? ». A la fois choix très personnel des parents et en même temps d’une symbolique très  forte, le prénom de notre enfant est un peu ce qui reste de nous en lui à tout jamais… Dans ma famille, on a une histoire particulière avec les prénoms. J’ai changé de prénom au bout de quelques heures de vie car le prénom initial qu’avaient choisi mes parents (Méloée) n’était pas audible par leur entourage. Pensant que j’en souffrirai, ils m’ont donné mon second prénom : Clothilde.

Fort de cette anecdote familiale, Guillaume et moi avons pris le temps à chaque naissance de prendre quelques heures pour rencontrer notre bébé et de décider ensemble si vraiment le prénom choisi était le bon ! Nous n’avons pas cédé à la pression de la salle de naissance.

Pour notre Suzanne, lorsque nous avons appris ma grossesse, nous avions fait une liste de prénoms fille, une liste de prénoms garçon. Assez naturellement, ce sont les prénoms anciens qui nous attiraient le plus et en particulier ceux qui avaient du sens, c’est-à-dire un solide saint patron ! Finalement, nous n’étions pas tellement décidés entre Marthe, Marie, Marguerite, Jeanne … et vers le huitième mois Suzanne s’est imposé ! Figure majeure de l’Ancien Testament, Shoshana en hébreux signifie « fleur de lys ». Et Suzanne est arrivée le 13 décembre, jour de la sainte Lucie (prénom d’une de ses cousines). Lucia, la lumière. Notre lumière au creux de l’hiver près de Noël… que de beaux symboles pour nous. Suzanne a 4 ans aujourd’hui, petite fille lumineuse et pleine de vie, elle nous régale par sa joie de vivre et son enthousiasme !”

Madeleine, Maria, Simone

“Deux et demi plus tard, une petite fleur de printemps faisait son entrée dans notre famille. Et là, nous avons regardé notre liste, celle que nous avions faite pour Suzanne mais plus rien ne nous plaisait… on est reparti de zéro, en prenant le temps de parcourir des livres sur les prénoms. Simone trottait dans notre tête, le prénom de la grand-mère de mon mari et puis Maria aussi le prénom de mon arrière-grand-mère portugaise. Pour Simone, je savais que mes parents feraient une attaque ! Déjà pour Suzanne, ils trouvaient ce prénom trop « vieux jeu » mais aujourd’hui ils l’adorent et ne verraient pas Suzanne s’appeler autrement.

C’est ainsi que Madeleine, prénom que nous avions à peine évoqué auparavant, a eu notre préférence, à la fois élégant et porteur de sens. Madeleine, brunette toute bouclée au caractère bien trempé croque la vie à pleine dents !”

Augustin, Pierre, Louis

“Quelques mois après la naissance de Madeleine, nous avons appris que nous allions être parents pour la troisième fois ! Une grossesse inattendue mais espérée et un vrai bonheur d’avoir une fratrie de trois petits confettis rapprochés – trois en trois ans et demi. Mais cette fois gros changement, un garçon ! Balayées nos listes de prénoms fille, on commençait pourtant à les connaître par cœur. Ce fut Armand ou Aimé pour moi pendant longtemps, pour Guillaume, Michel lui plaisait beaucoup… finalement j’ai eu le dernier mot, un coup de cœur pour Augustin ! Augustin, petit bonhomme de 7 mois tout juste assiste au spectacle permanent de ses sœurs en train de jouer autour de lui et avec lui… c’est ça le plus grand bonheur de la vie…”

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