Jolie fratrie // Menehould, Timon, Gabin, Ronan & Annouk

Je suis très heureuse d’accueillir Hélène, maman de cinq enfants aux prénoms anciens et rares : Menehould, Timon, Gabin, Ronan et Annouk. Une première fille d’abord, puis trois garçons dont Gabin, qui souffrait d’une malformation cardiaque incurable (une histoire poignante racontée par Hélène dans un petit livre), et une dernière fille. Un témoignage qui prouve une fois de plus que ces histoires sont plus que de simples histoires de prénoms… des fragments de vie !

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Menehould

« Le prénom de notre ainée, même s’il est apparu sur la liste au 6ème ou 7ème mois de grossesse, n’a été validé qu’après sa naissance. On voulait en effet voir d’abord si c’était une fille ou un garçon, mais aussi décider selon sa bouille !

Pour un garçon, il ne restait qu’un prénom en lice : Timon. Non, pas tout à fait comme Timon et Pumbaa, plutôt comme Saint Timon, un des premiers diacres. Ce prénom de garçon me donnait la sensation de force et de douceur à la fois car il n’a pas les lettres dures que l’on trouve souvent dans les prénoms de garçon.

Pour une fille Menehould, qui se dit « Menou », prénom d’une sainte champenoise, région dont je suis originaire, ou bien Othilie. Mais « Othilie, au lit ! » ? Menehould avait notre préférence, un prénom qui a un air de surnom, une histoire et qui est liée à notre histoire… Mais pouvait-on infliger à notre enfant les questions qui allaient en découler ? En voyant sa petite tête, on a compris que oui, elle aurait le caractère nécessaire pour assumer un prénom original. Et aujourd’hui quand un remplaçant écorche son prénom lors de l’appel, c’est toute la classe qui le reprend.

Aucun regret donc, et même une confirmation lorsque j’ai téléphoné pour annoncer la naissance à mon grand-père : « Quelle bonne idée ! », lui qui, en 45 a contribué à la libération de la petite ville de Sainte Menehould. »

Timon

« Pour notre second, nous avons demandé et su à la première échographie que nous attendions un garçon… et donc que nous attendions Timon ! Il a maintenant 8 ans, et n’a eu droit à la référence du « Roi Lion » que 4 ou 5 fois dans sa vie. Les enfants s’habituent vite à tous ces prénoms rares, la preuve, quand en moyenne section, un petit Simon est arrivé dans la classe, ses parents ont été surpris d’entendre « Simon ? (avec un S ?) c’est bizarre ! »

Gabin

« Pour notre petit troisième, les seuls prénoms survivants de mes listes après le verdict sans appel de mon mari, étaient Maëlle et Gabin. Choisis assez tôt dans la grossesse. Quand, au 5ème mois de grossesse nous avons appris que bébé avait une grave malformation cardiaque et que notre bébé ne pourrait probablement pas vivre longtemps, nous avons maintenu ces choix de prénoms. Et c’est un joli Gabin qui est né, son 2ème prénom est Joseph. Il a vécu un peu plus d’un mois. Gabin est né un jour du temps. Il est mort un autre jour du temps. Et la vie a continué. Elle a osé ! L’idiote ! … elle avait raison. Sa vie a été pleine ! Je raconte son histoire dans un petit livre : “Gabin”, de Hélène Larger. »

Gabin Hélène Larger

Ronan

« Quelques années plus tard, nous décidons d’agrandir la fratrie. Mais là, aucune évidence, les prénoms ne s’imposent pas à nous ! Il y a bien Robin que l’on aime bien, et c’est pas mal pour un fils de charpentier, mais c’est un peu trop proche de Gabin, et non, nous n’avons pas fait un bébé pansement ! Pour une fille, nous avons abandonnée l’idée de Maëlle… pour passer à Mahée. Mais à 8 mois de grossesse, toujours pas d’idée précise. Je propose dans une énième liste le prénom « Ronan ». Mon mari accroche mais je ne suis pas convaincue. Moi qui aime les prénoms doux pour les garçons, là ça fait vraiment guerrier breton ! Pourtant petit à petit je m’habitue, et un matin, quelques jours avant la naissance, en allumant la radio, j’entends le nom d’un présentateur : Ronan Mahé. C’est drôle. Ce n’est pas un signe, non, mais c’est drôle et ça me conforte dans ce choix. Et c’est le petit Ronan qui voit le jour, et avec ses 4.4kgs et 53cm, il a en effet déjà la carrure d’un guerrier ! »

Annouk

« Mais il manquait encore quelqu’un à cette tribu et à nouveau je me suis plongée dans des listes et des listes. A 7 mois de grossesse, toujours aucun prénom de fixé. Mon mari voudrait bien savoir si nous attendons un garçon ou une fille. Moi je préfère la surprise. Je lui dit que déjà, s’il veut savoir, il n’a qu’à venir demander à une écho ! (Ne me faites pas croire que lors d’une 5ème grossesse un mari est présent à toutes les échos !). Bon, il est venu. Bon, il a demandé. Le médecin lui a donné une petite enveloppe. Bon, il a gardé le secret deux heures… (« Non, je ne l’ai pas dit, j’ai juste dit, quand tu parlais de caractère bien masculin de Ronan… ‘’Ah bah, ça va changer !‘’ »).

L’avantage étant de n’avoir plus qu’un prénom à choisir. J’avais très envie d’une petite Zita, mais malgré plusieurs tentatives ce prénom n’a jamais passé le filtre-mari. Mais nous avons craqué ensemble pour Annouk ! »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

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