Jolie fratrie // Elia, Ysée & Octave

Anna est la maman de Elia, Ysée et Octave. Passionnée de prénoms depuis toujours, cette maman nous raconte le cheminement qui les ont conduits, elle et son mari, à faire le choix de ces trois prénoms, bien loin des listes qu’elle avait fait tant d’années auparavant. Un joli témoignage qui montre bien que les choix en matières en prénoms évoluent au fil du temps et des années.

Je m’appelle Anna et j’ai 31 ans. Du plus loin que je me souvienne, je suis passionnée de prénoms… Je me rappelle de jeux d’enfants où je passais plus de temps à décider du prénom des personnages qu’à jouer. Adolescente, j’ai commencé à fréquenter les sites et forums de recherche de prénoms, ce qui rendait mes parents dingues d’inquiétude par ailleurs ! Je faisais des listes que je remettais à jour au fil de mes nouvelles découvertes. J’ai rencontré mon amour à 15 ans et dès mes 16 ans, j’étais décidée, ma première fille se prénommerait Hanaé, un prénom original dont je trouvais la sonorité féminine et douce. C’était une copine qui m’avait fait connaître ce prénom lorsque son frère attendait son premier bébé.”

Elia, Hanaé, Aure

Quand nous avons attendu notre premier enfant en 2010, nous n’avons pas souhaité connaître le sexe, soucieux de préserver ce bébé de toutes les surprises qu’il allait nous apporter. Nous avions donc la tâche de choisir 2 prénoms. J’étais certaine que je n’aurai aucun mal à nous décider, vu le temps que j’avais passé sur la question. Mais c’était sans compter sur le fait que mon chéri, qui connaissait pourtant ma passion et mes choix depuis longtemps, n’avait lui absolument aucune conviction sur le sujet. Les recherches et négociations ont duré tout le long de la grossesse… Et le futur papa a tranché, ce ne serait pas Hanaé, trop proche de mon propre prénom Anna… Chéri a fini par faire une proposition unique, Eva, qui était bien loin du style de prénom que j’appréciais. Je voulais quelque chose qui sortait de l’ordinaire… Alors je me suis mise en quête d’un prénom peu commun avec les sons é et a qu’il semblait apprécier. C’est ainsi que quand je lui ai proposé Elia, j’ai enfin entendu le “oui” que j’espérais une semaine avant la naissance. Pour le prénom de garçon, je n’ai pas réussi à le convaincre pour Auxence ou Augustin, les prénoms qui me plaisaient le plus… Le seul sur lequel nous avions une légère entente était Aidan (prononcé édane). Mais je dis souvent qu’au fond je devais savoir que c’était une fille, car je n’étais pas inquiète à l’idée de ne pas avoir de prénom de garçon bien défini. Il m’a laissé choisir les deuxièmes prénoms de notre princesse qui sont donc Hanaé suivi de Aure, un autre prénom pour lequel j’avais un gros coup de coeur. 

Quand nous avons annoncé le prénom à l’entourage, tout le monde a semblé étonné mais immédiatement emballé, trouvant celui-ci très beau. Nous n’avons toujours eu que des compliments.

Elia a pour signification “seigneur est mon dieu” dans la plupart des textes, mais on lui trouve parfois une étymologie grecque liée au prénom Hélène, qui signifie “éclat de soleil”. Je trouve que cette signification lui ressemble tellement, car Elia est une petite fille qui rayonne comme un soleil. Elle a 7 ans et demi maintenant, et si elle aime son prénom, elle adore tout particulièrement son troisième prénom Aure. Probablement parce que sa sonorité se rapporte à “l’or” et lui donne l’impression d’être une petite princesse. Elle a d’ailleurs mis son véto quand à l’idée que notre dernier bébé puisse le porter !”

Ysée, Juline

En 2012, notre deuxième bébé s’est annoncé, si nous souhaitions encore une fois garder le sexe, bébé avait bien décidé de nous montrer sa surprise dés la première échographie. Impossible de douter, c’était une deuxième fille que nous allions avoir. J’avais déjà bien réfléchi la question du prénom avant même d’être enceinte. Quel prénom irait avec Elia ? Quel prénom le papa serait susceptible d’accepter ? Et pourtant une fois la grossesse entamée, toutes mes réflexions ont été oubliées.

Mes critères à moi sont restés les mêmes : je voulais un prénom peu commun mais pas inventé ni traffiqué, quelque chose qu’on trouve dans les livres mais pas dans la cours de récré. Et là ça a été un véritable coup de foudre pour Ysée. Je n’ai plus le souvenir de comment j’ai croisé le chemin de ce prénom mais il ne m’a plus quitté dès le 4ème mois de grossesse. Et étonnamment, mon chéri n’a pas fui devant l’idée mais il souhaitait que je continue les propositions pour être sûr. Mais heureusement, à chaque nouvelle proposition il me répondait qu’il préférait encore Ysée. Ce prénom est celui d’un orateur de la Grèce antique, un disciple d’Isocrate ; un prénom mixte donc. J’aimais l’originalité, le pétillant, le son “ée” final qui me rappelait la douceur de la fée. 

Quand nous avons annoncé son prénom, les commentaires étaient mitigés. Les gens ont caché leur étonnement en questionnant l’origine de ce prénom. Il continue d’étonner et nous devons souvent confirmer quand Ysée se présente. Ma famille anglaise a encore aujourd’hui bien du mal à le prononcer correctement. 

Ysée s’est avéré avoir une personnalité à la hauteur de son prénom en terme d’originalité, nous avons l’habitude de dire “c’est Ysée” comme si c’était l’égal de “c’est original”. Son originalité a parfois même soulevé des doutes en moi quant à notre choix, est-ce que pour notre petit dernier je tenterai à nouveau ? Mais je n’ai aucun regret, son prénom lui va à merveille et la qualifie si bien, pétillante avec une pointe de mystère.

Le papa m’a à nouveau laissé libre du choix du deuxième prénom, j’ai choisi un prénom que j’appréciais, mais que je savais ne jamais vouloir donner un jour car nous avons dans notre entourage plein de Julie. Mais je voulais donner la possibilité à Ysée de choisir un prénom plus courant si jamais l’originalité de ses parents lui pesait.”

Octave, Calixte

En 2017, nous attendons notre dernier bébé. Cette fois la surprise durera 9 mois, je fuis les images de l’échographie pour ne rien découvrir ! Au début de cette grossesse, je suis certaine que nous aurons une troisième fille, je ne m’imagine pas autrement qu’avec une fratrie de filles alors qu’à l’époque de ma première grossesse je pensais n’avoir que des garçons. Mais si ma passion des prénoms m’a poursuivi, je n’arrive pas à jeter mon dévolu sur quoique ce soit. 

Ma grossesse est difficile moralement, j’ai des angoisses terribles vis à vis de la santé de mon bébé et je suis partagée entre l’envie de profiter au maximum de cette grossesse qui sera la dernière et mes angoisses qui m’empêchent d’apprécier. Je sais que ce sera encore difficile de convaincre le papa, les discussions dureront tout le long de la grossesse comme pour notre première. 

Il sait que j’adore le prénom Calixte pour un garçon, mais c’est un “non” franc et déterminé. Ce sont essentiellement des prénoms de la mouvance rétro qui attirent mon œil pour cette grossesse. J’en viens même à jeter mon dévolu sur Philomène pour une fille ; mais je me pose beaucoup de questions sur l’harmonie dans la fratrie, c’est un style très différent mais je me dis qu’ils ne vivront pas ensemble toute leurs vies et que le prénom se choisit dans un contexte de vie. Mais encore une fois, l’homme fait barrière à mes excentricités. J’en viens à me demander comment j’ai réussi à le convaincre si facilement pour notre deuxième !

Pendant le dernier trimestre, c’est Coline qui semble être le seul prénom de fille que le papa apprécie. Si au moment de ma trouvaille je suis emballée – connu sans être très commun, un peu décalé en terme de tendances – au fil des semaines l’engouement diminue. Calixte ayant été mis de côté, je reviens au galop avec Auxence mais l’homme n’aime toujours pas. Petit à petit apparaît une attirance pour les prénoms Oscar et Octave, jamais évoqués pendant mes premières grossesses. Chéri préfère d’abord Oscar, et moi Octave. Les deux me plaisent et je finis par céder à Oscar. Puis étudiant la question, je me rends compte que ce prénom est très en vogue et qu’il file vers la tête des top, je lis des avis sur Internet évoquant le fameux squelette des classes de sciences… en avançant ces arguments, j’obtiens le droit de garder les deux prénoms pour que nous décidions le jour J si jamais le bébé s’avère être un garçon. J’ai clairement un coup de coeur de plus en plus prononcé pour Octave, et m’étonne d’espérer que nous ayons un garçon afin de le choisir ; je rêve d’appeler mon bébé Octave et me dit que c’est probablement le signe que je porte un garçon. Pourtant le papa lui est certain que nous n’aurons pas à faire le choix, nous aurons une autre fille.

Notre petit dernier est né chez nous, dans notre baignoire au milieu de la nuit et c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai pu annoncer à mon conjoint que c’était un petit garçon que venait compléter notre famille. Nous avons décidé en nous recouchant dans notre lit avec notre bébé tout neuf, d’attendre le lendemain matin pour décider à tête reposée. A notre réveil, il était temps de trancher, car bientôt Elia et Ysée viendraient rencontrer le bébé et je voulais que cela reste notre choix de parents. C’est ainsi que le papa m’a dit que finalement il s’était habitué à Octave, qu’il aimait bien son côté ancien et qu’il était d’accord. En quelques minutes c’était clair et le prénom m’a semblé encore plus beau, mon bébé était de toute évidence un petit Octave. Le papa m’a comme à son habitude, laissé le choix du deuxième prénom qui était tout décidé : Calixte.

L’entourage n’a pas été surpris que nous choisissions un prénom original encore une fois, mais pour autant les questions étaient nombreuses concernant l’origine du prénom et la raison de notre choix.

Concernant l’étymologie du prénom, il signifie le 8ème… mais on dit qu’ils sont de personnalité joviale et sociale, qu’ils sont sympathiques. Pour l’instant, cela semble bien ressembler aux qualités de notre troisième petit bout. Un bébé qui n’a que 3 mois, mais qui est un bébé calme et tellement souriant !

Elia, Ysée et Octave. Trois prénoms si différents et si loin des listes que j’avais fait tant d’années avant leurs naissances. C’est ce qui fait que je les aime autant, ils ont une histoire propre, spontanée, inattendue, surprenante. Si on m’avait dit que ce seraient les prénoms de mes enfants 10 ans en arrière je ne l’aurai pas cru et pourtant ils nous ressemblent tellement. Quelque soit le choix du prénom, après la surprise, il finit par devenir une évidence très appréciée auprès de l’entourage…”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr 

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1 commentaire sur "Jolie fratrie // Elia, Ysée & Octave"

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Ellettres
Invité

J’aime bien l’histoire de ce cheminement vers le choix du prénom, mon mari ressemble beaucoup à celui décrit ici et du coup les prénoms de mes 2 filles sont aussi très différents de ceux que j’avais imaginés dans mon enfance. .. mais parfaits pour mes enfants et pas (trop) donnés (l’un intemporel, l’autre connaissant une résurgence actuellement). Et du coup Octave (si j’ai un garçon ? ?) me plaît beaucoup après avoir lu ce témoignage !

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