Jolie fratrie // Abigaël & Eliam

Bérengère, qui a elle-même hérité d’un prénom rare, est la maman de Abigaël et Eliam. Deux beaux prénoms bibliques et hébraïques choisis pour leur rareté et leurs douces sonorités. Bérengère nous explique ces jolis choix…

« Ayant moi-même reçu un prénom rare et avec une orthographe particulière qui plus est (je m’appelle Bérengère, avec un « E »), je n’ai jamais eu de mal avec l’idée de donner un prénom original à mon enfant. Je n’ai personnellement pas trouvé cela pénible ou handicapant de devoir épeler mon prénom au quotidien et au moins on ne risque pas de me confondre avec quelqu’un d’autre ! (je n’ai croisé que trois autres Bére/angère au cours de ma longue vie de trentenaire). »

Abigaël, Marie-France, Hélène

« Du coup, lorsque j’ai rencontré mon mari chéri j’avais hâte de pouvoir discuter avec lui des prénoms de nos futurs enfants. Malheureusement pour moi, ledit mari chéri préférait attendre que je sois enceinte pour évoquer nos préférences. Il voulait que ce soit plus « concret » avant que l’on commence à en parler ensemble. La seule chose que je savais c’est qu’il aimait beaucoup les prénoms terminant en « El » pour une fille. 

Bref, lorsque nous avons commencé nos essais-bébé en 2014, j’étais ravie à l’idée de pouvoir enfin en discuter avec lui ! Mais les mois défilant, je continuais d’attendre cette grossesse qui ne semblait pas vouloir s’installer…

En janvier 2015, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo, mon mari et moi participons à une prière inter-religieuse dans une synagogue. Une petite fille est invitée à venir lire un texte à l’assemblée. Elle s’appelle Abigaël. 

Et là, c’est le choc. Le coup de cœur. L’évidence. Je sens que cet enfant que je désespère de ne pas encore porter devra s’appeler comme cette petite fille. Abigaël. C’est un prénom rare et original. Biblique et hébraïque, alors que nous venons de deux familles chrétiennes pratiquantes et que j’ai aussi des origines juives. Un prénom qui (comme le mien) invite au surnom. Qui termine en « El » et qui (je le découvrirai plus tard) signifie « source de joie ». Pourtant, malgré mon enthousiasme, mari chéri n’est pas convaincu. Il le trouve trop dur et un peu difficile à prononcer.

Les mois passent et je tombe (enfin !) enceinte. S’ouvrent alors les négociations. Mari chéri propose Rachel. Je reste sur Abigaël. Nous tombons finalement d’accord sur Yaël. Pour un garçon nous pensons tous les deux à Thomas mais sans grande conviction. Avec du recul, je me dis qu’on s’attendait vraiment à avoir une fille ! En juin 2015, à quelques jours de la première échographie, j’avoue au futur papa que je ne suis plus très sûre pour Yaël et que vraiment, je crois que c’est une « source de joie » qui grandit en moi. Et à ma grande surprise il accepte facilement et sincèrement mon choix. 

En décembre 2015, à une semaine de Noël, c’est donc notre Abigaël qui voit le jour et son papa est devenu depuis l’un des plus grands admirateurs de son prénom ! Elle porte également les prénoms de ses deux grands-mères. »

Eliam, Evert, Bernard

« Quelques semaines à peine après la naissance d’Abi, je me mets déjà en quête de nouveaux prénoms. Mari chéri et moi avons le désir d’avoir deux aînés rapprochés et j’espère que la nature sera plus clémente avec nous que la première fois. Pour faire le lien avec celui de sa sœur, je regarde directement du côté des prénoms hébraïques. Et au cours de mes recherches, je tombe sur le prénom « Eliam ». Un prénom rare qui signifie « peuple de Dieu ». Je le trouve très doux et agréable à prononcer. J’en parle à mari chéri qui l’adopte illico. C’est décidé, si nous avons un garçon un jour, il s’appellera ainsi. Pour une fille, je laisse le papa décider cette fois. Il me propose Myriam ou Johanne. Je choisis Johanne sans hésiter. J’aime l’idée d’avoir une petite « Jo » à la maison (en référence aux Quatre filles du Dr March). 

En janvier 2017, 13 mois après la naissance d’Abigaël, son petit frère Eliam vient agrandir notre famille. Il porte également les prénoms de ses deux grands-pères.

Dans un cas comme dans l’autre, les prénoms de nos enfants n’ont pas fait l’unanimité. Avec mon mari nous avons fait le choix de les dévoiler largement avant leur naissance (j’ai personnellement beaucoup aimé le fait de pouvoir désigner mes enfants et les appeler par leurs prénoms, même en public, au cours de mes grossesses). Nos parents, surtout, les trouvaient un peu trop compliqués (ce qui est un comble pour les miens qui, je vous le rappelle, m’ont appelé BérEngère!). Pour autant, nous sommes restés sûrs de nos choix et maintenant personne n’imaginerait les appeler autrement. Et ils se demandent tous ce qu’on leur réserve pour le petit troisième… »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

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4 commentaires sur "Jolie fratrie // Abigaël & Eliam"

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Angèle
Invité
Angèle

Jolie histoire !
Je n’ai juste pas compris le problème avec BérEngère, c’est pourtant l’orthographe la plus commune et originelle, non ?

Bérengère
Invité
Bérengère

Et pourtant!… c’est extrêmement rare que les gens l’écrivent correctement! Ils veulent toujours mettre un « a ». Même des amis de longues dates continuent de se tromper.

Ellettres
Invité

Merci pour cette belle histoire aux sonorités juives. Du coup les diminutifs de vos enfants c’est Abi et Eli ? (ce qui serait très chou !)

Bérengère
Invité
Bérengère

C’est Abi et Loulou :)

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