Archives de catégorie : la jolie histoire d’un prénom

La jolie histoire d’un prénom // Augustine

Guillaume et Émilie sont les heureux parents d’une adorable petite Augustine. Un joli prénom ancien inspiré par Pagnol dont les histoires ont bercé l’enfance de Guillaume et qui a instantanément plu à Émilie, une maman passionnée d’Histoire. Un joli petit témoignage à savourer comme un petit bonbon !

Augustine

Lorsque nous avons décidé d’avoir un enfant, une multitude de prénoms pour garçons nous venait à l’esprit, mais nous n’avions aucune inspiration pour les prénoms féminins. Un jour, alors que nous dînons avec ma maman et ses amis pour son anniversaire, le sujet est venu dans la conversation et nous avons parlé de prénoms de bébé.

C’est à ce moment-là que Guillaume m’a dit “Et pourquoi pas Augustine ?”. Et là, ce fut comme une évidence pour moi. Je suis passionnée d’Histoire depuis mon enfance et j’ai toujours voulu un prénom ancien pour mon futur enfant (pour un garçon nous avions choisi Gaspard). Guillaume est originaire de Provence et a été bercé par les livres de Marcel Pagnol. Il s’avère qu’Augustine est le prénom usuel de la maman de Pagnol et Guillaume a toujours adoré ce prénom, sans vraiment le savoir….

Nous avions donc le prénom parfait pour notre petite fille, qui s’installait dans mon ventre une dizaine de jours plus tard.

Aujourd’hui, Augustine est une petite fille pleine de vie, bercée par ma passion pour l’Histoire et l’accent chantant de son papa.”

Votre enfant porte un prénom ancien, rare et/ou original ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous la Jolie Histoire de son Prénom : contact@jolisprenoms.fr

La jolie histoire d’un prénom // Augustin

Fanny est la maman solo d’un bout de soleil d’un an et demi prénommé Augustin. Elle nous raconte le choix du prénom de son fils, et comment elle a su entendre les petits signes de la vie. Un témoignage fort et touchant comme une célébration à l’amour !

Augustin, Clément, Emile

“Choisir un prénom à deux, cela peut être compliqué. Mais choisir un prénom seule n’est pas chose aisée non plus, je peux vous l’assurer. Pourtant, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les prénoms, leurs histoires, leurs sonorités, leurs mariages dans des fratries… Petite, je ne me lassais pas de trouver un prénom pour chacune de mes poupées. Aujourd’hui mon métier d’enseignante me permet d’en voir défiler de nombreux, tantôt originaux, tantôt classiques, et parfois d’en découvrir.

A l’adolescence, j’accumulais les idées pour les prénoms féminins alors qu’il m’était beaucoup plus difficile de trouver des prénoms masculins qui me plaisaient. Et puis un jour, le prénom Corentin m’est apparu comme « LA » révélation. Je suis tombée amoureuse de ce prénom et je le suis encore. J’étais donc persuadée que si j’avais un garçon, ce serait Corentin ou rien. D’ailleurs j’avais évoqué ce prénom depuis longtemps avec mes amis et ma famille dans l’espoir de me le « réserver ».

Lorsque je suis tombée enceinte, je me suis réjouie à l’idée de choisir un joli prénom à mon bébé. J’ai ressorti mes listes de prénoms (qui n’étaient pas bien loin) et j’ai commencé à les annoter, les raturer, en particulier celles de filles car pour un garçon j’avais une idée précise. Mais je voulais attendre de connaître le sexe de mon bébé pour mieux me projeter sur un prénom.

Quand j’ai su que c’était un petit garçon qui grandissait en moi, je pensais que ce serait donc un petit Corentin. Pourtant, plus ma grossesse avançait et moins je sentais ce prénom pour mon bébé. Je me suis donc replongée dans mes listes de prénoms de garçons. On y trouvait : Antonin, Marius, Victor, Maxence, Célestin, Augustin, Gaspard, Gustave, Éloi…

Plus ma grossesse s’écoulait et plus Corentin s’éloignait. Marius et Augustin tenaient la corde. J’aimais beaucoup Auguste aussi mais je le trouvais trop sage compte tenu du tourbillon d’énergie que je sentais dans mon ventre. Petit à petit, à chaque fois que je prenais ma liste, mes yeux s’arrêtaient instinctivement sur Augustin, je sentais ce prénom résonner en moi. A chaque fois que j’y pensais c’était ce prénom qui me venait systématiquement en premier comme si mon bébé me faisait ressentir que c’était ce prénom qu’il voulait, que c’était définitivement Augustin qui était en moi. Et puis ce prénom me plaisait aussi par son aspect culturel et religieux. Seulement voilà, quand on est seule à choisir, et que l’on veut garder la surprise du prénom, on doute et il est difficile de trancher définitivement. On craint de manquer de lucidité, de recul… Jusqu’au jour où ma collègue insistait pour savoir le prénom. J’accepte de lui donner la première lettre, assez courante, A. Aussitôt elle s’exclame « Augustin ! » alors que je ne lui avais jamais parlé de ce prénom auparavant. Elle me dit qu’elle ne sait pas pourquoi mais elle a tout de suite pensé à ce prénom pour mon bébé mais sans pouvoir l’expliquer. J’ai vu cela comme un signe et je n’ai plus changé d’avis.

Augustin est arrivé le 29 mai 2016, un soir de feu d’artifice dans ma commune. Nous l’avons vu et entendu ensemble depuis la salle d’accouchement, juste quelques minutes après sa naissance, comme une fête pour son arrivée sur Terre. Depuis il rend ma vie explosive, brillante, multicolore et tellement merveilleuse au quotidien.

Si Augustin avait été une fille, il se serait probablement appelé Agathe mais j’aimais aussi Augustine, Clémence et Célestine.

Concernant ses deuxième et troisième prénoms, je voulais que son parrain et sa marraine lui en choisissent chacun un. Je trouvais que c’était une façon de les impliquer dans cette grossesse et un joli premier cadeau de leur part. Un cadeau où on met beaucoup de soi sans que cela ne coûte un sou, un cadeau intime et symbolique, un cadeau pour la vie. Et puis, une occasion pour mon petit bonhomme d’utiliser un autre prénom si le sien venait à lui déplaire. Sa marraine a choisi Clément et son parrain Émile. Tous les deux m’ont fait trouver le prénom qu’ils avaient choisi à travers un jeu (chasse au trésor et charade) et ce ne fut pas chose aisée mais j’ai fini par trouver et j’aime beaucoup ces deux prénoms ! J’ai d’ailleurs repris cette idée de jeu dans le faire-part que j’ai fait moi-même.”

Votre enfant porte un prénom ancien, rare et/ou original ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous la Jolie Histoire de son Prénom : contact@jolisprenoms.fr

La jolie histoire d’un prénom // Arsène

Charlotte est la maman d’un petit Arsène. Fan de prénoms depuis toujours, elle nous raconte comment elle a réussi à se mettre d’accord avec son mari. Les listes, les discussions, les avis parfois tranchés… jusqu’au coup de coeur qui ne vous lâche plus, conforté par tous ces petits signes qui font l’évidence. 

Arsène, Félix

“Et si je commençais moi aussi l’histoire du choix du prénom de mon petit garçon ?

Je me disais que j’attendrais d’avoir une fratrie pour me lancer mais en lisant la dernière histoire publiée sur le blog je n’y tenais plus ! Il faut dire que je suis une grande malade de prénoms. Le truc un peu dingue que tu essaies de cacher de ta personnalité. Je suis capable de laisser passer mon bus rien que pour tenter d’entendre le prénom de l’enfant à côté de moi ! Je suis du genre à être méga déçue quand ça fait 6 mois que j’attends la naissance d’un bébé pour avoir un nouveau prénom à me mettre sous la dent et là bim ! On m’annonce une petite « Léa » ou un petit « Noah ». Non pas que je n’aime pas ces deux prénoms, pas du tout même, c’est juste que j’attends d’être surprise, émue, choquée même ! J’aime quand l’annonce du prénom déclenche des émotions fortes !

Bon du coup vous imaginez la pression que je me suis mise quand il a fallu m’y mettre… Je savais que mon entourage m’attendait au tournant… Certains ont même fait des listes, tenté de trouver LES prénoms choisis. LES parce que bien sûr on ne voulait pas du tout se faciliter la tâche et se laisser la surprise du sexe voulait donc dire trouver deux prénoms parfaits !

Il y a quelque chose que j’ai trouvé beau dans cette recherche de prénom à deux, c’est le fait que, le papa comme moi avons abandonné nos idées, nos coups de cœur d’avant. Et de mon côté il y en avait eu des listes et des listes de prénoms d’enfants imaginaires répétées et modifiées au cours de mon enfance et adolescence pour chercher à deux, pour notre famille à nous. Notre choix serait le fruit de notre « union » et il est certain que si j’avais été avec un autre homme le choix final aurait était différent. Cela me plaisait beaucoup de faire ce choix avec lui, le futur père de mon enfant.

Nous nous sommes donc mis à chercher… J’y pensais beaucoup, essayais des choses, lisais des blogs, des forums… Au bout de juste quelques mois nous avons fait une liste de 10 prénoms, chacun de notre côté. Je ne me rappelle plus la plupart des prénoms de la liste mais il y a eu quelque chose d’étonnant : sans savoir d’où cela pouvait bien sortir, nous avions tous les deux noté, en 6ème ou 7ème position le prénom Clarence pour un garçon. Etonnés de ce choix commun nous y avons réfléchi, nous l’avons gardé en tête un moment mais même si cela nous plaisait ce n’était pas LE prénom.

De mon côté, j’ai proposé Ernest, Alphonse, Edgar, Léonard (j’adore Léonard)… Et là, la sentence est tombée, pour lui cela sonnait trop « majordome »… A chaque proposition il répétait le prénom à haute voix en ajoutant : « Aaaalphoooonse le thé svp ! »… Bon moi bien sûr je ne trouvais pas du tout que cela faisait majordome, Nestor à la limite, à cause de Tintin, mais bon, bien obligée de mettre de côté ces prénoms catalogués pour lui.

De son côté il proposait des choses que j’aimais bien mais sans déclic pour moi : Aurèle, Armel, Sacha… Armel est revenu souvent pour lui, mais moi je n’arrivais pas à me l’approprier.

Un prénom commun a quand même commencé à se dessiner, présent dans nos deux listes dès le début : Paul. Je trouve ça beau, chic, intemporel. Un poil trop commun, mais je pense que cela ne nous dérange pas trop. Mais le jour où avec une copine enceinte, on se rend compte que nos choix de prénoms de garçon sont les même, je ne suis plus du tout sûre. Ça me gênait de savoir que peut-être un petit Paul allait naître juste avant le nôtre. Bon il se trouve que finalement ils ont eu une petite fille et que nous nous n’avons pas choisi Paul ! La place reste donc libre ! 

Je me souviens aussi qu’un autre prénom a eu un petit moment de gloire pour nous deux : Marin. Mais je ne sais même plus pourquoi, nous l’avons écarté !

Je me rends compte que cette recherche tournait beaucoup autour de prénoms de garçon, mais je crois que c’est plutôt comme ça que je me rappelle l’histoire, comme si ma mémoire avait sélectionné les éléments qui ont donnés le prénom que nous avons choisi. Les deux prénoms de fille sur la short-list (sans réussir à nous décider), je les garde précieusement pour plus tard, ils n’ont pas encore d’histoire, ils n’existent pas encore pour nous…

Nous en étions donc là, à se plonger dans des listes que nous nous lisions à haute voix… Quand le prénom Arsène a émergé au milieu du flot de prénoms. Gros coup de cœur. Comme à chaque fois, je commence à me le répéter en boucle, toute la journée, pour voir si c’est notre prénom… Cette journée c’est le 19 juillet, et quand je sors du rendez-vous gynéco je tombe nez à nez avec la pancarte du fleuriste : « Aujourd’hui nous fêtons les Arsène ». Autant j’aime le prénom dit à haute voix, mais alors écrit j’adore ! J’appelle le futur papa, tout excitée et je me dis que nous commençons à tenir le bon bout !

Et puis vient l’évidence que, bien sûr, nous fabriquons tous quand nous sentons que c’est le bon prénom ! Dans Arsène il y a Art et Scène, c’est le domaine dans lequel je travaille, je suis fan de théâtre et de danse. Dans Arsène il y a Larsen, et le futur papa est acousticien. Bref, oui ce sont des détails, des signes que l’on trouve après mais c’est pour toutes ces petites choses que nous savons que nous tenons le bon !

Le temps passe, d’autres prénoms viennent me hanter quelques jours mais ne restent jamais aussi longtemps qu’Arsène… Et le puis je jour J arrive enfin (pour être exacte le jour J +1- à ce moment c’est fou comme ça compte 24 HEURES de plus !) et quand la sage-femme se tourne vers nous pour nous demander comment s’appelle ce petit bébé, c’est sans hésiter, et sans regarder une seule seconde le papa que je réponds Arsène. Le papa reviendra sur ce moment où j’ai répondu sure de moi et sans une dernière concertation… C’est que pour moi c’était tout décidé, à deux !

Notre petit Arsène est arrivé le 8 décembre 2016 pour notre plus grand bonheur !

Il s’appelle Arsène, Félix.

Félix était aussi un prénom coup de cœur pour moi, et surtout celui de mon grand-père bien-aimé. Cela ne m’aurait pas dérangée de le donner en premier prénom. Malheureusement mon grand-père nous a quittés début 2016, et, si de son vivant je trouvais la transmission belle et symbolique, il me semblait un peu trop fort et chargé de nommer un bébé né juste quelques mois après sa mort. En plus du chagrin que cela aurait pu causer à ma grand-mère. Par contre quand j’ai dit à cette dernière que c’était son deuxième prénom, elle a eu cette petite phrase : “J’y avais un peu pensé”, qui m’a fait très plaisir.

Et pour revenir aux copains qui ont essayé de deviner le prénom… et bien personne n’avait trouvé !”

Votre enfant porte un prénom ancien, rare et/ou original ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous la Jolie Histoire de son Prénom : contact@jolisprenoms.fr