Archives de catégorie : jolies fratries

Jolie fratrie // Lison & Léontine

Elodie est la maman de deux adorables petites filles aux prénoms anciens et pétillants. Elle vient nous raconter l’histoire des prénoms de Lison et Léontine

Lison

« Comme la plupart des femmes, j’ai passé une partie de ma vie à établir des listes de prénoms pour mes enfants “potentiels” et à ce stade, j’en aurais au moins 20 si j’appliquais cette liste :-).

Je m’appelle Elodie, prénom courant mais pas trop (en Belgique en tout cas). Ce prénom a connu un grand succès durant les années 80-90 et était considéré à l’époque comme un vieux prénom. Ma maman me raconte souvent l’histoire des mes grands-parents qui en découvrant mon prénom avaient assuré qu’ils ne m’appelleraient jamais comme “ça” ! Bref, j’avais envie pour mes enfants de prénoms originaux… Je ne voulais pas qu’à l’école ils aient le même prénom qu’un autre enfant de la classe.

Mes deux prénoms fétiches sont Cornélia et Eudoxie… Le papa quant à lui penchait pour Manon, Margaux ou Chloé… Nous avons donc dû trouver un compromis avec un prénom rare mais pas “à coucher dehors” pour reprendre l’expression de mon compagnon… Dans ma liste se trouvaient les prénoms Violette, Marilou, Eulalie, Léontine, Suzon, Bertille et Lison.

Mon compagnon fait partie de ces hommes qui ont du mal à se projeter en tant que père tant que le bébé n’est pas né… Il avait donc des difficultés à se poser et chercher un prénom. Je lui ai donc soumis ma liste dans laquelle il a choisi de suite Lison. C’est un prénom dérivé d’Elisabeth, une version dite “populaire”. J’aime ce côté nature, court et rétro du prénom.

Lison porte en plus les prénoms Nathalie (le prénom de sa marraine), Samuel (celui de son parrain que nous avons choisi de ne pas “féminiser”) et Claudine (ses deux grands-mères portent ce prénom). »

Léontine

« Quand j’ai appris que j’étais enceinte, j’espérais vraiment un garçon. Pour tout dire, je m’étais toujours imaginée mère de garçons et j’ai toujours eu plus de facilités à trouver des prénoms masculins. Dans ma liste, il y avait : Lucien, Félix, Léon, Joseph, Eugène. Le papa, toujours très pragmatique, me conseillait de ne pas trop me projeter au risque d’être déçue…

Le jour de l’échographie des 12 semaines, je ne sais pas pourquoi, comme une évidence j’ai su que la gynéco allait m’annoncer une deuxième petite fille – nous avions d’ailleurs convenu après la naissance de Lison que dans le cas d’une deuxième fille, elle s’appellerait Léontine. Sur le chemin vers le cabinet du médecin, je dis au papa que je pressens l’arrivée d’une deuxième fille et revient donc cette “promesse” faite 3 ans plus tôt.

Je vous avoue que j’ai vraiment dû digérer cette nouvelle… Il s’agissait probablement de ma dernière grossesse et je devais faire le deuil d’un petit garçon. Mon compagnon se sent soulagé de ne pas devoir chercher de prénom.

Pourtant, tout au long de la grossesse, j’hésiterai. J’ai l’impression au fond de moi qu’elle ne s’appelle pas Léontine, je cherche d’autres prénoms et je propose Luce ou Suzie au papa. Nous hésitons longtemps avec Luce, prénom court et doux porteur de lumière.

Finalement, nous gardons notre idée de départ… Léontine est là, c’est un rayon de soleil, une petite fille espiègle et “fofolle” et je ne pourrais pas l’imaginer avec un autre prénom…

Léontine porte en plus les prénoms Pauline (celui de sa marraine), Alexandra (le prénom féminisé de son parrain) et Claudine (le prénom de ses deux grands-mères). »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Rosalie, Aubin, Brunelle, Fleur, Aurèle & Melaine

Claire est la maman de six enfants aux prénoms plus beaux les uns que les autres : Rosalie, AubinBrunelle, Fleur, Aurèle et Melaine. Harmonie parfaite pour cette grande fratrie, et des choix de deuxièmes et troisièmes prénoms mûrement réfléchis. Un très beau témoignage qui ravira les amateurs de prénoms rares et originaux.

Rosalie, Elie, Maria 

« Toute petite déjà, je donnais des prénoms à mes poupons, et plus tard, adolescente, avec ma sœur, nous partagions nos goûts sur les prénoms que nous entendions autour de nous. Je savais déjà que je ne voulais pas pour mes futurs enfants d’un prénom trop courant, ayant souffert de me retrouver avec deux autres Claire sans compter les Marie-Claire ou Anne-Claire. L’accord prénom-nom est un point sur lequel nous sommes d’accord avec le papa : pas de rimes (Claire aime le camembert), ni de jeux de mots trop évidents (au clair de la lune, à la claire fontaine, c’est clair ?…).

Je commence à réfléchir aux prénoms de mon bébé très tôt lors de ma première grossesse. Je cherche alors tous azimuts, classiques, exotiques, modernes… Je feuillète les livres des prénoms, je parcours les listes de prénoms rares sur le net… Aux 2 prénoms « français » que nous tenons à donner à notre enfant s’ajoute un prénom espagnol, pour célébrer les origines du papa.

Mon grand-père décède brutalement durant cette période, et je souhaite lui rendre hommage, mais une fille nommée Roger c’est compliqué, je choisis donc son deuxième prénom pour être le 2ème prénom de ma fille : Elie. Pour son 3ème prénom, nous choisissons Maria, mon troisième prénom étant Marie, comme ma maman, et en clin d’œil à une de mes arrière-grands-mères, une maîtresse-femme comme on disait, nommée Maria. Mais j’hésite toujours pour le prénom principal : Madeleine ? Suzanne ? Dans un roman que j’avais adoré lire petite, l’héroïne s’appelait Rosalie et ma petite fille idéale lui ressemblait, vive et enthousiaste, pleine d’idées, généreuse… J’aime le côté impertinent et désuet de ce prénom, la référence à la rose, et la terminaison féminine.

Ce sera donc Rosalie Elie Maria, et si les réactions sont polies, à défaut d’être enthousiastes, nous avons quelques réflexions désobligeantes de proches, en référence à la chanson de Carlos, ou au fait que c’était un prénom « de grand-mère » ou pire, « qu’on donnait aux vaches ». En grandissant, elle n’a pas souffert de ces réflexions ni de moqueries. »

Aubin, Paul, Elias

« Un an plus tard, je suis enceinte à nouveau, c’est un petit garçon. Je réalise que pour l’aînée, je n’avais pas eu de coup de cœur pour un prénom masculin, et que depuis, je n’en ai pas eu non plus ! Je me remets donc à la lecture des forums, des listes de prénoms démodés ou rares, j’épluche les états civils du Québec des années 1850, et je m’arrête devant les monuments aux morts… S’ajoute une nouvelle contrainte : le prénom doit s’accorder avec celui de sa sœur. Pour le reste, nous n’avons rien changé.

La fin de grossesse approche et je suis désespérée, j’attrape le calendrier pour lire un à un les saints. Je tombe sur Aubin, et c’est le coup de foudre ! D’origine latine, comme Rosalie, cela signifie blanc, c’est un prénom plutôt rare et classique. Nous apprenons que c’est également le nom du premier évêque d’Angers, ville dont je suis originaire, ce qui nous réjouit. Pour ses autres prénoms, ce sera Paul, le frère aimé de mon grand-père, plutôt que Nicolas, et Elias, la version espagnole d’Elie et également le prénom d’un ami du papa. Aubin Paul Elias est parfois appelé Robin, les jeux de mots sur « au bain Aubin » le font rire, et il est toujours très fier d’avoir des villages et des rues à son nom ! »

Brunelle, Louise, Belén

« Quelques années plus tard, je suis à nouveau enceinte, et cette fois, nous gardons la surprise du sexe. Aux critères de rareté et d’originalité s’ajoute la référence à une couleur. Je cherche un prénom de fleur, de fruit, le papa met son véto à Cerise et Violette, il préfère Garance. Je propose Blanche, Céleste… Pour un garçon, nous avons trouvé Aurèle qui nous plaît à tous les deux. Enfin, nous nous mettons d’accord pour Eglantine. Ma fille naît, et je suis incapable de donner son prénom, nous nous donnons quelques heures pour y réfléchir encore. Je propose au papa résigné un mélange de Prunelle et Brune : Brunelle. Ses deux autres prénoms ne changent pas : Louise, que je trouve sobre et très féminin, et Belén, dont la sonorité nous plaît.

Aujourd’hui Brunelle Louise Belén aime préciser à ceux qui l’interrogent sur son prénom que c’est une fleur de couleur bleue, et le fruit du prunellier, sans compter la proximité avec la couleur brune. Comme il n’y a pas (encore !) de Sainte Brunelle, nous la fêtons le jour de la Saint Bruno. »

Fleur, Constance, Alba 

« Une autre petite fille s’annonce. J’ai d’autres préoccupations en tête que son futur prénom car je viens d’apprendre le cancer de ma maman. Quand le papa me pose la question, sans réfléchir, je m’exclame « Fleur ! ». Pour moi, c’est la féminité et la vie, et tous mes principes sur l’harmonie entre le nom et le prénom ou les jeux de mots sont oubliés à cet instant. Ce sera Fleur, même après réflexion. Du coup, je choisis ses autres prénoms avec soin : élégant avec un petit côté rétro auquel je suis attachée, et un prénom espagnol qui ne fasse pas cliché tout en étant facile à prononcer. Fleur Constance Alba naît avec 2 mois d’avance, le jour de la Saint Valentin ! Nous n’avions divulgué son prénom à personne, et les gens pensent souvent que nous l’avons fait exprès. »

Aurèle, Etienne, Anton 

« Après le décès de ma maman, je ressens le besoin d’avoir un autre enfant. Nous préparons deux listes. Eglantine revient, ainsi qu’Aurèle ! Nous avons été séduits par la signification « brillante » de ce prénom (en latin cela signifie « doré »), sa rareté, au contraire d’Aurélien, et sa simplicité. En deuxième prénom, je souhaite un prénom plus masculin mais aux sons doux, pas trop courant, mais pas trop original non plus pour le papa. Je porte en moi depuis longtemps son troisième prénom, souvenir de lectures qui m’auront marquées, encore une fois. Le papa approuve la référence à son grand-père, Antonio. Aurèle Etienne Anton fait l’unanimité, surtout quand il se présente lui-même, avec son petit défaut de prononciation « Auwèle » qui lui donne un petit côté anglais très chic ! »

Melaine, Barthélemy, Angel 

« Pour ce sixième bébé, nous parlons prénoms avec nos aînés. Ils sont enthousiastes et plein d’idées ! Pour une petite fille, Eglantine a toujours la cote, le papa résiste toujours à Violette, Castille me fait de l’œil. Nous nous accordons sur Eglantine Madeleine Blanca. Pour un petit garçon, Céleste m’attire, mais j’ai peur qu’il souffre d’avoir un prénom trop féminin. J’aime beaucoup Guénolé, qui ne plaît pas au papa. Nous retenons Beryl, un prénom mixte mais très peu répandu. Le papa suggère alors Melaine. D’origine bretonne pour certains (Melenn) ou grecque pour d’autres (comme Mélanie), les deux étymologies font référence à des couleurs : jaune en breton, noir en grec. Notre choix est fait. Pour lever toute ambiguïté, je veux un deuxième prénom fort, entre Joseph et Benjamin, nous choisissons Barthélemy ! Le prénom espagnol est encore un coup de cœur de longue date : Angel, que je gardais car il n’est pas facile à prononcer par des Français. Mais ce petit bonhomme sera peut être le dernier, alors nous nous lançons ! Melaine Barthélemy Angel a trois mois, j’ai dû préciser de nombreuses fois que c’était un petit garçon, épeler son prénom, rectifier sa prononciation… mais les gens disent spontanément que c’est un beau prénom et je choisis de les croire !

J’ai encore de nombreux prénoms en réserve, même en tenant compte de mes critères de couleurs. Peut-être un jour Eglantine ou Guénolé agrandiront-ils la famille. »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Gabriel, Emile & Augustin

Camille est la maman de trois beaux garçons aux jolis prénoms : Gabriel, Emile et Augustin. Cette férue de prénoms depuis toujours nous raconte la quête du prénom parfait pour chacun de ses petits hommes ! 

Cette maman talentueuse et sympathique propose dans sa boutique alittleMarket des créations tendres et pétillantes pour tout petits et plus grands, 100% made in Toulouse. Faites-y un tour, vous y découvrirez de vraies merveilles !  ♡

« Depuis mon adolescence, je rêve d’avoir un bébé ! J’ai toujours fait des listes de prénoms… et quand j’ai vu mon mari pour la 1ère fois j’ai tout de suite su qu’il serait le père de mes enfants ! Durant notre premier premier trajet en voiture (nous n’étions pas encore ensemble !) je lui ai demandé s’il voulait se marier et s’il voulait des enfants !!! Il n’a pas eu peur, il est resté ! »

Gabriel

« Ensuite nous en avons parlé très vite… et un prénom de garçon est tout de suite sorti du lot : Gabriel. Et quand notre projet Bébé s’est concrétisé, nous ne sommes pas revenu dessus. C’était un Bébé surprise, nous ne voulions pas connaître le sexe avant sa naissance !

Nous aimons tous les deux les prénoms français, plutôt classiques, mais pas trop répandus. Il nous fallait donc aussi trouver un prénom de fille… et là c’est Léonie qui est apparue comme une évidence.

Le 15 avril 2011, c’est un petit garçon qui est né, une semaine après terme… et Gabriel nous a rejoint ! L’année où il était dans le top 3 des prénoms ! Heureusement, nous n’en connaissons que très peu ! Il porte Valentin en 2ème prénom…. je voulais absolument qu’il en ait un.

Aujourd’hui il va avoir 6 ans, il est très curieux, peu téméraire mais toujours plein de vie et d’envies… et bavard ! »

Emile

« Pour notre 2ème Bébé, je rêvais d’une fille… et au 5ème mois de grossesse, mon mari m’a dit de demander le sexe pour éviter toute déception à la naissance ! (J’ai toujours eu très peur du baby blues) Comme j’étais seule ce jour-là, mon médecin a écrit le sexe sur un papier que nous avons déplié avec mon mari le soir-même ! Garçon !

Nous étions donc repartis dans les listes de prénoms de garçon… J’avais un chouchou : Eloi, et mon mari un autre chouchou : Anatole ! Et puis en lisant notre livre des prénoms, j’ai flashé sur Emile. Mon mari était plutôt conquis aussi.

Mais, il y a toujours un mais, mon frère s’appelle Emilien ! Grosse hésitation, même si nous habitons plutôt loin l’un de l’autre. Je lui ai donc demandé son avis… il a dit oui sans hésitation, je pouvais même l’appeler Emilien si je voulais ! Hihihi ces garçons !

Le 28 septembre 2013, Emile est né, une semaine après terme ! Et son second prénom est Eloi… Nous avons décidé de donner les prénoms veto en deuxième prénom. Pour la petite histoire, 1 an plus tard, la grand-mère de mon mari m’a avoué qu’elle s’était enfin habituée au prénom de mon fils !

Aujourd’hui il a 3 ans et demi, c’est un vrai petit mec, plein de vie, et très câlin… très bavard aussi ! »

Augustin

« Notre petit dernier, c’est à l’échographie du 3ème mois que j’ai vu que ce serait aussi un garçon ! Autant dire qu’il était de plus en plus difficile de trouver un prénom qui nous plaise à tous les 2 !

Alors que mon mari insistait avec Anatole, je proposais Marceau… aucun des deux n’est allé en dernière chance ! 2 veto… d’office ! Marius et Basile planaient aussi depuis toujours. Mon mari me parlait d’Augustin depuis longtemps… et moi je préférais Auguste ! Je crois que jusqu’au jour de sa naissance j’ai essayé de lui vendre Auguste !

Mais il m’a fait chercher la définition dans le dictionnaire pour me prouver que ça n’irait pas, que c’était froid, que c’était le clown triste… bon, il ne m’a pas convaincue du tout, mais comme nous aimions tous les 2 Augustin et que notre nom de famille n’allait pas avec Auguste…

C’est un petit Augustin qui est né le 30 août 2015. Marius est son 2ème prénom. Il a 19 mois, est déjà très coquin, casse-cou, et bavard comme ses frères !

Trois garçons pour notre famille, qui finalement a un très bel équilibre sans fille ! Je conserve secrètement notre liste de prénoms de filles, je réfléchis toujours aux prénoms de garçons… sait-on jamais ! »

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr