Archives de catégorie : jolies fratries

Jolie fratrie // Adèle & Joséphine

Lucie est la maman comblée de deux adorables petites puces : Adèle et Joséphine. Cette jeune maman, qui se décrit comme une “aficionada de prénoms”, revient sur les choix des prénoms de ses filles. Des prénoms chics et rétro comme on les aime tant chez Jolis Prénoms…

Adèle, Inès, Juliette

J’ai toujours été une “aficionada” de prénoms, à dresser des listes depuis mes 14 ans, à les actualiser, les enrichir… mais j’avais oublié un détail de taille : un prénom ça se décide généralement à deux ! Quand mon mari et moi avons appris la bonne nouvelle pour ma première grossesse, nous nous sommes lancés immédiatement et avec enthousiasme dans la recherche de prénoms, fille et garçon. 

J’ai pu enfin sortir mes listes, et là, la déception : aucun des prénoms que j’aimais ne plaisait à mon mari. Il allait donc falloir faire le deuil de mon top 10 des prénoms, et trouver un compromis, sans être sûre de réussir à aimer autant notre futur choix. J’aime les prénoms anciens, je leur trouve un charme rétro et chic, j’aime qu’ils aient une histoire et qu’on sache instantanément les orthographier, à l’inverse des prénoms modernes inventés. 

On apprend au cinquième mois que ce sera une petite fille, ô joie, j’ai toujours rêvé d’en avoir au moins une ! Aussi nos recherches se concentrent sur un seul sexe. Nos prénoms ‘compromis’ tournent autour de Jeanne, Pauline, et Margaux, mais sans aucune conviction… Un jour, nous découvrons le prénom Prune, c’est un coup de coeur partagé (bien que pas rétro), ce prénom fruité a de la personnalité, il est doux et pétillant. Mais la crainte des réactions (entourage, moqueries d’école…) nous fait fortement hésiter, aussi nous continuons nos recherches.

Vers 7 mois de grossesse, nous tombons sur Adèle, qui n’était bizarrement pas dans mes listes alors que je l’aime beaucoup. Coup de coeur partagé, mais à nouveau hésitations : ce prénom peut sembler trop sage, trop rangé. Jusqu’à la fin de la grossesse, on hésitera entre Prune la pétillante et Adèle la petite fille modèle. Et un jour, je découvre (via notre arbre genealogique) que la grand-mère de mon grand-père paternel s’appelait Adèle… Je suis tellement émue, j’en pleure, je sais que ce sera Adèle, j’en ai enfin la conviction. Il faut savoir que je porte moi-meme le prénom de mon arrière-grand-mère Lucie, et que j’ai toujours aimé ce sentiment d’être (humblement) la génération future tout en étant profondément enracinée dans mon passé et mon histoire familiale. 

Adèle naît en août 2015, et nous ne pouvions faire de meilleur choix. Elle réveille ce prénom doux avec sa personnalité espiègle et coquine. Elle porte également Inès, qui est le prénom de ma mère, et Juliette celui de son arrière-grand-mère paternelle.”

Joséphine, Alice, Prune

Deux ans plus tard, nous apprenons que la famille va s’agrandir, c’était mon souhait le plus profond d’avoir une fratrie, au moins deux enfants qui puissent grandir et tout partager ensemble. Cette fois, comme nous avions eu tellement de mal à nous décider pour Adèle, mon mari me demande d’attendre d’être sûrs pour le sexe du bébé avant de parler prénoms (la pire punition pour la fan de prénoms que je suis !). Enfin le verdict tombe : une seconde fille, c’est ce que nous espérions tous deux sans oser nous l’avouer ! Nous sommes aux anges. 

La recherche de prénoms tourne longtemps autour de Appoline, Jeanne, Faustine, Louise et Céleste que j’essaie de faire passer, en vain. Lorsque j’attendais Adèle mon mari m’avait dit à propos de Joséphine, un prenom de mon top 3, “Oui on le donnera si un jour on a une seconde fille”. Je lui ressors donc l’argument, mais il n’est pas emballé du tout et bien ennuyé de sa proposition… Nous continuons donc à chercher… 

A 7 mois de grossesse nous découvrons la sainte Bertille, et ô surprise nous aimons tous deux ce prénom ancien et très pétillant ! Mais les hésitations continuent… Jusqu’au jour où mon mari me dit qu’il est finalement d’accord pour Joséphine ! Je suis tellement chamboulée que ce prénom que j’aime depuis si longtemps devienne possible que je n’en dors pas de la nuit ! Je le trouve très chic et racé, et j’aime les références aux femmes de tempérament qui l’ont porté. Les hésitations reviennent (prénom et nom de famille sont longs, et le côté trop bcbg peut-être…). Jusqu’à la naissance nous hésitons entre Bertille et Joséphine, mais je sens au fond de moi que si je l’ose, Joséphine sera parfait (n’est-ce pas Alain B ?) et que je risque de regretter éternellement de ne pas avoir donné ce prénom coup de coeur. 

Joséphine nous a rejoints en janvier 2018, il nous aura fallu un peu de temps pour apprivoiser ce prénom long, et sans doute moins évident à prononcer qu’Adèle. Evidemment, maintenant que nous l’avons adopté, nous ne le changerions pour rien au monde ! Elle n’a que 4 mois, aussi pas évident d’imaginer celle qu’elle deviendra mais elle est calme et très souriante pour le moment. Elle porte en seconds prénoms celui d’une tante paternelle, Alice, et nous lui avons donné Prune, que nous aimions tant en attendant Adèle.”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr 

Jolie fratrie // Zéphir, Adémar, Balthazar, Opale, Marthe & Édith

Athéna est la maman d’une tribu de 6 enfants (3 garçons, 3 filles dans l’ordre de naissance) : Zéphir, Adémar, Balthazar, Opale, Marthe et Édith. Un premier garçon, suivi de triplés, puis des jumelles pour compléter en apothéose cette incroyable famille ! D’ailleurs, n’hésitez pas à parcourir le blog d’Athéna, Trottinettes et Turbulettes, pour suivre les tribulations de sa joyeuse troupe !

Dans un long témoignage (mais il fallait au moins ça pour l’une des fratries les plus nombreuses du blog), Athéna nous explique comment elle a choisi les prénoms de ses enfants… 

Zéphir

“L’histoire des prénoms de mes enfants commence par l’histoire de mon prénom.

Je m’appelle Athéna. Prénom choisi par une mère biologique qui ne m’a pas élevée. Prénom choisi au détour d’un jardin ou d’un parc qui n’a absolument aucun lien avec une envie de choisir un prénom pour son enfant avec tout le cœur que beaucoup de parents peuvent y mettre. J’ai grandi avec un prénom original, rare mais en même temps pas inconnu. Athéna, fille de Zeus, déesse de la sagesse. J’ai toujours reçu beaucoup de compliments sur la douceur et l’originalité de ce prénom. Je le porte fièrement et je sais qu’il fait ma force et ma singularité. Grâce à lui, je me suis toujours sentie unique et j’aime l’énoncer quand on me le demande. 

De ce fait, je me suis rapidement dit que mes enfants auraient des prénoms peu portés, rares mais ni inventés, ni inconnus. Je savais que je voulais leur donner des prénoms facilement prononçables et  facilement déchiffrables ! (Tout le monde a certainement déjà dû connaitre un prof buter sur le prénom d’un élève, non ?). Et dernière chose importante, je ne voulais pas que les prénoms puissent être, d’une quelconque façon, sujets aux moqueries ! Oui parce que j’ai peut-être le prénom d’une déesse mais qui est aussi celui d’un temple grec : Athéna Nikè. Chose qui m’a bien marquée en cours d’histoire au collège… Et on va éviter de parler de la célèbre marque Athéna qui m’a valu le doux surnom d’Athéna slip !

J’ai six enfants de deux pères différents.

Zéphir est l’aîné de ma grande fratrie. Son prénom était une évidence avant même sa naissance. Je l’avais entendu dans la rue. Pendant la grossesse, j’ai acheté un livre de prénoms pour deux raisons : La première : trouver un prénom de fille. La seconde : être certaine que la signification de ce prénom allait coller avec ce côté un peu superstitieux que j’ai.

Nous avons demandé le sexe de ce bébé. Nous n’avons pas vraiment eu à chercher de prénoms de fille et j’avoue que ça m’arrangeait bien car je trouve les prénoms de fille beaucoup plus difficiles à trouver contrairement à ceux des garçons pour lesquels je suis très vite inspirée.

Il faut savoir que je ne suis pas très sensible à l’histoire d’un prénom. Je pense avoir lu la définition de celui-ci plusieurs fois sans vraiment me souvenir de tous les détails. Par contre, je suis toujours très sensible aux sonorités et à l’écriture du prénom en lui-même. J’aime quand ils sont simplement écrits pour ne pas déformer leur base. Et puis je suis aussi du genre à aller regarder les courbes de popularité et le nombre exact de personne s’appelant ainsi en France et ailleurs.

Zéphir était décrit comme un être doux, sage et plein de vie. Nous n’avons pas vraiment tergiversé, ni tenté d’en trouver un autre.”

Adémar, Balthazar et Opale

“Quelques mois après sa naissance, nous avons appris que j’étais enceinte de triplés. Spontanément. Une histoire forte qui méritait des prénoms qui se démarquent. Nous avons demandé les sexes des bébés afin de nous faciliter la vie pour le choix des prénoms et parce que nous avions besoin de nous projeter. Deux garçons, une fille !

Nous n’avions aucune idée des prénoms que nous allions choisir. Nous avons donc dressé des listes chacun de notre côté. Je n’ai pas gardé la mienne mais je me souviens tout de même y avoir écrit : Barnabé, Isidore, César, Oscar pour garçon, et Opale, Mélusine et Olympe pour fille.

J’ai vite éliminé Isidore car ma sœur avait donné à sa fille un prénom dont les sonorités étaient vraiment proches. Je n’ai pas non plus gardé Olympe car Zéphir et moi avions déjà un prénom grec et j’avais le sentiment qu’un troisième était un peu excessif… Je n’ai pas trouvé de coup de cœur dans la liste de leur père, nous avons donc continué à chercher. 

A l’époque, je lisais à Zéphir un livre qui s’appelait ” L’extraordinaire abécédaire de Balthazar”. A force de le prononcer, il a retenu mon attention. “Et si on appelait un des bébés Balthazar ?”. J’ai le souvenir qu’il m’est resté longtemps dans la tête. Je parcourais différents sites et livres, je n’arrivais pas à l’oublier ! J’y pensais toute la journée. Je me voyais vraiment avec un enfant prénommé ainsi ! Nous étions d’accord, nous n’en avions “plus que” deux à choisir !

Pour les filles, nous n’étions pas vraiment en phase. Je n’aimais pas ce qu’il me proposait et Mélusine n’était pas du tout envisageable pour lui alors à part Opale, je n’avais rien sur ma liste. J’aimais ce prénom de par sa simplicité et sa prononciation toute douce. A force de le prononcer et d’y penser, il a été vite dit que notre fille s’appellerait Opale !

Le dernier prénom de garçon ne vient pas de moi. Il avait été noté sur la liste de leur père. Je n’avais pas de coup de cœur, j’ai eu du mal à m’y habituer mais j’ai souvenir qu’il adorait ce prénom et ayant trouvé Zéphir, Opale et Balthazar, je n’avais pas d’autres choix que d’accepter que la décision était prise. Je l’ai donc beaucoup répété dans ma tête et je m’y suis habituée !

Je répétais souvent : Zéphir, Opale, Balthazar et Adémar pour être certaine qu’ils fonctionnaient ensemble. Et je les imaginais, tous les quatre. Le choix de l’écriture de ces trois prénoms a été un peu conflictuel concernant Adémar. Je voulais mettre un h car je trouvais ça plus joli (et que je ne sais pas pourquoi j’adore les h dans les prénoms !). Je voulais donc écrire : Adhémar. Mais le papa n’aimait pas ! J’ai donc cédé jusqu’au bout sur ce prénom.

La dernière chose qu’il a fallu définir était quel prénom pour quel garçon ! Chaque parent de multiples à sa propre méthode, nous avons aussi choisi la nôtre.

Malgré le fait que certains mouvements pouvaient mériter le bénéfice du doute je savais presque systématiquement quel bébé bougeait à quel moment. Je trouvais le bébé du bas plus tonique, plus remuant et plus vif. Le bébé de droite faisait des mouvements plus doux. Il semblait plus calme. C’est une drôle de façon de faire un choix mais je voyais vraiment le bébé plus tonique avec un prénom “chantant”. C’est comme ça que j’ai décidé que le bébé du bas s’appellerait Balthazar et le bébé de droite Adémar.

Nous avons annoncé les prénoms à la naissance. Je ne sais pas trop s’ils ont plu, en tout cas nous avons eu quelques réflexions sur les terminaisons en AR des deux garçons, comme si c’était voulu puisqu’ils étaient jumeaux. En réalité, non, rien de voulu là-dedans ! 

Avec du recul, je ne suis pas déçue de leurs prénoms. Je trouve qu’ils leur collent bien à la peau et qu’ils s’accordent bien ensemble ! Quand je leur demande s’ils aiment leur prénom, les réponses sont plutôt positives. Et je crois que ce qu’ils soulignent à chaque fois c’est le fait qu’ils ne connaissent pas d’autres enfants avec ces prénoms là ! Ils se sentent uniques !”

Marthe et Édith

“Avant d’être enceinte des filles, je m’étais dit que je ne voudrais pas demander le sexe de ce bébé. Mon avis n’a pas changé malgré la double surprise et l’insistance de Gweltaz (mon époux) tout au long de la grossesse.

Concernant le choix des prénoms, j’étais peut-être moins catégorique sur certains critères car je savais que j’allais devoir faire des concessions par rapport aux goûts de Gweltaz mais je ne voulais pas des prénoms trop éloignés du style de mes quatre grands. (En réalité, je ne sais pas si c’est le cas, …).

Nous avions choisi un prénom de garçon depuis longtemps. Certaine d’attendre au moins un garçon, je savais que nous aurions un petit Arsène ! Finalement il ne nous restait que trois prénoms à choisir et je peux dire que ça a été assez compliqué. Gweltaz et moi n’avions pas les mêmes envies. J’aime les prénoms longs, originaux et rares, il aime les courts, simples et anciens. Il ne lui a pas fallu longtemps pour qu’il raye tous ceux que j’avais retenus (et pourtant j’avais fait des efforts !).

De souvenir j’avais retenu : Émile, Gaston, Basile, César (oui oui j’ai retenté !), Ernest, Edgar, Eugène, Robinson, Fernand, Ferdinand pour les garçons ! Dans cette liste, seul Émile lui plaisait.

Pour les filles, c’était beaucoup plus compliqué ! Je n’avais même pas fait de liste. Je sais juste qu’on est resté un moment bloqués sur Ernestine mais qu’on a changé d’avis quelques semaines plus tard. On le trouvait difficile à porter, un peu lourd et puis bon, il ne rentrait pas dans le critère “prénom court !”.

Un jour, il m’a proposé Marthe ! Sur le moment j’ai dit non ! Un non vraiment franc ! Sauf que ce prénom est resté dans ma tête. Je lui en ai reparlé quelques jours plus tard. On a dû y réfléchir encore pendant quelques temps mais je me souviens m’être dit que finalement, ça devenait un prénom vraiment coup de cœur !

Nous avions donc deux prénoms choisis qu’on aimait vraiment beaucoup. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé que le premier bébé à naître s’appellerait Arsène ou Marthe ! Et si nous avions un couple de jumeaux garçon/fille, ce serait Arsène et Marthe !

Le choix du second prénom est venu plusieurs semaines plus tard. Nous avions retenu Robinson dans ma liste. Je ne le sentais pas hyper convaincu, je gardais un sérieux doute car je crois que je ne l’étais pas non plus. On s’est ensuite concentré sur une éventuelle deuxième fille (très peu probable pour moi !). Mais malgré des heures de recherche et une attention particulière à tous les prénoms que je pouvais entendre ou lire, rien ne nous plaisait.

A cette période, nous regardions une série anglaise. Et dans cette série, il y avait une Édith. Prononcé à l’anglaise c’est assez sympa ! Gweltaz me l’a soumis. “Que penses-tu d’Édith ?”. Je suis restée sans réponse… pendant plusieurs semaines ! Je n’arrivais ni à dire oui ni à dire non. J’aimais la sonorité et j’aimais le voir écrit mais j’avais du mal à imaginer ma fille porter ce prénom. Autant j’arrive très bien à me projeter avec des enfants aux prénoms des années 1900, autant ceux des années 1950 me parlent moins. (En fait, plusieurs princesses anglaises au moyen-âge portaient ce prénom mais les Édith dans ma tête ont souvent la cinquantaine.) Mais comme pour Marthe, il est resté ancré. Et je m’y suis habitué jusqu’à l’adorer ! Nous avions donc nos quatre prénoms !

Lors de la naissance, les auxiliaires de puériculture ont noté les quatre prénoms sur les bracelets. Je restais persuadée que notre petit Arsène allait enfin naître. Au dernier moment, j’ai dû subir une césarienne. J’étais tellement déçue d’imaginer que nous ne découvririons pas les sexes des bébés comme nous l’avions imaginé ! On a donc émis le souhait que personne ne nous les révèle.

L’obstétricien a été génial et a vraiment joué le jeu pour ne pas nous ôter ce moment. Il a baissé le champ stérile afin que l’on voie naître une fille puis… une deuxième !! C’était incroyable.

Marthe et Édith !”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Léonard & Augustine

Dorothée est la maman de Léonard et Augustine. Avec son mari Emmanuel, ils ont fait le choix de prénoms anciens et forts de signification, sélectionnés avec soin parmi ceux de leurs ancêtres. Dorothée nous raconte…

Léonard, Paul

“Nous sommes une famille nomade. Nous voyageons avec nos deux enfants en France et en Europe du Nord pour plusieurs mois à bord de notre camping-car prénommé Bolide (chez nous les objets qui nous sont chers et les plantes ont aussi des petits noms).

Je vous suis maintenant depuis quelques temps et j’avais hâte d’avoir des enfants et de partager l’histoire de leurs prénoms. Voilà c’est fait, nous avons aujourd’hui deux enfants. Mon mari, Emmanuel, et moi, Dorothée, aimons l’aventure et la naissance de nos enfants, ainsi que le choix de leurs prénoms ont été de belles aventures.  

J’ai toujours adoré les prénoms. Je me souviens petite que lorsque je jouais à la maîtresse, je prenais un grand plaisir – et un temps certain – à choisir les prénoms de mes élèves. Plus tard j’attendais avec impatience les naissances pour avoir la joie de découvrir le prénom. Je savais que je voulais pour mes enfants des prénoms peu courants, plutôt anciens et forts de sens.

La signification du prénom est quelque-chose d’important pour nous. Non pas que nous pensions que la signification de leur prénom allait profondément influencer leur caractère mais plutôt comme un “cadeau” pour bien commencer dans la vie. Par ailleurs, Dorothée signifie “don de Dieu” et Emmanuel “Dieu est parmi nous” bien que nous ne sommes pas croyants pratiquants. C’est dire que la signification de nos prénoms est lourde de sens. 

Me voilà donc enceinte de mon premier enfant. Nous voulons garder la surprise du sexe, il nous faut donc choisir un prénom de fille et un de garçon. Rapidement mon mari a un coup de cœur pour Léonard et moi plutôt pour Côme ! Et pour une petite fille c’est un peu plus compliqué. J’adore Rose depuis très longtemps et Emmanuel préfère les prénoms plus classiques tels que Clara, Maëlle, Anaïs, Chloé. Nous n’arrivons pas vraiment à nous mettre d’accord et je ne désespère pas de lui faire aimer Rose. Et puis lors d’un déjeuner de famille nous apprenons qu’une cousine vient d’accueillir une petite Rose. Mes espoirs partent alors en fumée. Nous trouvons finalement Agathe que nous aimons tous les deux et qui signifie “bon” ou “brave”. Nous voilà donc fixés : si c’est une fille ce sera Agathe, si c’est un garçon ce sera Côme ou Léonard, nous nous laissons le choix.

Notre bébé arrive 20 jours plus tôt que prévu. L’accouchement est long et notre bébé fait de la tachycardie. Au bout de 25 heures, nous le rencontrons enfin… c’est un garçon. Mon mari se penche vers moi et me dit “il a choisi son prénom, il s’est vraiment battu, c’est un Léonard”. En effet, Léonard signifie “fort comme un lion”. 

Léonard est aujourd’hui un petit garçon très libre, plein de vie, curieux et très sociable. Il porte le prénom Paul en deuxième prénom qui est celui de mon grand-père, celui de son parrain et un des prénoms qui compose celui de mon frère (Paul-Henry).”

Augustine, Louise

11 mois plus tard, je suis de nouveau enceinte. Nous désirons encore avoir la surprise du sexe ; nous cherchons donc deux prénoms. Pour une fille nous aimons Eugénie et Augustine. J’ai une grosse préférence pour Augustine (ma grand-mère portait le prénom Augusta qui signifie “majestueux”). Pour un garçon nous hésitons entre Marcel (en clin d’œil à Marcelle, mon deuxième prénom et celui de mon arrière-grand-mère) et Émile. 

Contrairement à son frère notre deuxième bébé se fait attendre. Il arrivera 5 jours après terme et c’est une petite fille. Une petite Augustine ! Elle porte aussi le prénom de son arrière-grand-mère paternelle : Louise. 

Augustine est une petite fille calme, câline et très souriante. 

Nous pensons déjà aux prénoms de nos futurs bébés même si nous laissons une grande place à la surprise et au feeling.”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr